Le tribunal a jugé "mieux disante" l'offre de Buffalo Grill, tant au plan social avec "la reprise de 2.208 salariés", que financier avec "un prix de cession de 17 millions d'euros" pour Courtepaille qui représente quelque 4.000 emplois et avait été placé en redressement judiciaire le 29 juillet.

Le repreneur choisi "et son management présentent également un savoir-faire" reconnu dans le secteur, a estimé le tribunal, avec une offre proposant un "business plan plus ambitieux à la fois dans son périmètre et dans ses objectifs de retour à la rentabilité fondé sur un projet similaire (...) à celui appliqué apparemment avec succès à Buffalo Grill", indique le jugement, que s'est procuré l'AFP.

L'actionnaire de Buffalo Grill, le fonds TDR, a en outre "su consentir des efforts financiers déterminants dans un passé récent" et ainsi démontré "qu'il était capable de fournir un effort significatif" pour soutenir l'enseigne durement affectée, comme tout le secteur, par la crise sanitaire.

Propriété du fonds britannique ICG depuis 2011, Courtepaille avait été placé en redressement judiciaire le 29 juillet par le tribunal de commerce d'Evry-Courcouronnes (Essonne), après une chute d'activité due au coronavirus et le refus d'un prêt garanti par l'Etat (PGE).

L'enseigne de restaurants familiaux née en 1961 a vu son chiffre d'affaires, de 190 millions d'euros en 2019, chuter de 40% depuis le début de l'année.

Côté syndical, l'heure était au soulagement: "la CGT est complètement satisfaite de ce jugement. Il y aura moins de licenciements. Buffalo était notre candidat préféré. Pour nous, le critère premier a toujours été l'emploi" a ainsi déclaré à l'AFP Pascal Zoublir, délégué CGT de l'entreprise.