5 enjeux clés pour intégrer le digital dans son univers professionnel

Dossier
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Que ce soit pour travailler sur site ou en mobilité, les outils numériques sont devenus indispensables pour les professionnels. Pour en tirer le meilleur parti et éviter les écueils, suivez nos conseils !

5 enjeux clés pour intégrer le digital dans son univers professionnel
Travailler en mobilité : quelles solutions technologiques ?

Déplacements professionnels, télétravail, coworking... Autant d'occasions qui nous amènent à délaisser nos bureaux traditionnels au profit d'un mode de travail toujours plus nomade. Le défi ? Rester efficace à tout moment, notamment grâce aux équipements digitaux adaptés.

Des équipements conçus pour travailler en mobilité

Aussi indispensable dans la vie privée qu'au travail, notre smartphone nous suit partout. Si vous êtes régulièrement amené à travailler en mobilité, veillez à choisir un modèle adapté, avec une autonomie convenable et un écran assez grand pour offrir un confort de navigation satisfaisant. En cas d'usage intensif, pensez également à vous doter d'une batterie de secours qui pourra vous dépanner lorsque vous n'avez pas de prise d'électricité à proximité. De même, pour éviter les mauvaises surprises en cas de chute, pensez à équiper votre appareil d'une coque de protection et d'un protège-écran, pouvant éviter les rayures dues aux frottements lors du transport.

Le choix de votre ordinateur portable devrait suivre un raisonnement similaire. Le poids de l'appareil doit être réduit sans que la taille de l'écran rende le travail inconfortable. L'autonomie et la puissance doivent également intégrer vos critères de choix. Enfin, pensez à vous équiper d'un disque dur nomade : petit et léger, il vous permettra d'effectuer des sauvegardes régulières de vos documents de travail et de les partager avec vos collaborateurs, fournisseurs ou clients.

Des solutions pour communiquer efficacement à distance

Au-delà des équipements adaptés, performants et faciles à transporter, de nombreuses applications et fonctionnalités vous permettront d'être performant en toutes circonstances et de garder le lien avec vos collaborateurs et partenaires, même en étant géographiquement éloigné. Messagerie instantanée, solutions de visioconférence, espaces de stockage partagés et accessibles à distance (notamment grâce au cloud) : autant de solutions pratiques et souvent peu coûteuses pour communiquer sans limites, que ce soit à partir de votre ordinateur portable ou depuis votre smartphone.

Dernier conseil, optez pour un forfait mobile adapté à vos besoins : illimité, si vous passez beaucoup d'appels, et avec une option internationale, si vous voyagez régulièrement en dehors de l'Union européenne (USA, Canada...). Sans oublier le volume de données compris dans le forfait ! En plus de vous permettre de consulter vos applications et de naviguer sur le web lorsque vous travaillez en mobilité, il vous offrira également la possibilité de créer une connexion partagée entre votre smartphone et votre ordinateur portable lorsque ce dernier n'est pas connecté au WiFi.

Travailler « tout terrain » : choisir les équipements informatiques adaptés

Lorsqu'ils s'invitent dans le quotidien de certains métiers, et notamment celui des artisans travaillant sur chantier, les appareils mobiles sont généralement soumis à rude épreuve. Bonne nouvelle : il existe des modèles spécifiquement conçus pour suivre leurs utilisateurs partout... ou presque !

Des équipements (ultra) renforcés pour résister aux différents aléas

Poussières de chantier, chutes, températures extrêmes, projections de liquides... Autant de facteurs pouvant sérieusement endommager vos équipements informatiques. Lorsqu'une simple coque de protection ne suffit plus pour mettre votre smartphone, votre tablette ou votre ordinateur portable à l'abri du risque, des modèles spécifiques, plus résistants que la moyenne, prendront le relais.

Selon les besoins spécifiques de chaque métier, amenant des risques plus ou moins importants, il existe ainsi des appareils « tout terrain » : semi-durcis, pouvant supporter la poussière, l'humidité et les chutes de moins d'un mètre, ou ultra-durcis, conçus pour tolérer une brève immersion dans l'eau, des températures extrêmes (jusqu'à - 50°C et + 85°C) ou encore un écrasement. Leur secret ? Une coque en alliage de magnésium, souvent renforcée par des éléments en caoutchouc pour offrir une résistance maximale aux chocs. Autre atout : un système de régulation spécifique, qui remplace les ventilateurs d'aération classiques et permet aux appareils mobiles d'être étanches.

Des conditions extrêmes, des fonctionnalités adaptées

En plus d'être beaucoup moins fragiles que la plupart des appareils mobiles classiques, les équipements informatiques « tout terrain », adaptés au travail sur chantier, offrent souvent des fonctionnalités conçues pour répondre aux conditions climatiques difficiles, telles que la chaleur, l'humidité ou le froid. À titre d'exemple, ces machines sont souvent équipées d'un écran très lumineux et contrasté, pouvant être aussi bien utilisé en plein soleil que sous la pluie, y compris lorsque l'utilisateur porte des gants.

De même, leur autonomie plus importante (parfois rendue possible grâce à l'intégration de plusieurs batteries, pouvant être changés tout en gardant l'appareil allumé) permet une utilisation prolongée, même lorsqu'il n'y a aucune prise électrique à proximité. Ce qui n'empêche pas l'utilisateur, une fois de retour au bureau, de brancher l'appareil tout terrain sur une station d'accueil adaptée pour bénéficier du confort d'un équipement périphérique (écran, clavier, souris...), relier l'appareil au réseau filaire de son entreprises ou le connecter à une imprimante.

Enfin, la plupart des équipements informatiques « tout terrain » sont dotés d'accessoires spécifiques, tels que des poignées de transport, scellées à la coque et permettant une meilleure prise en main de l'appareil, des supports antichocs (pour fixer l'appareil en toute sécurité dans un véhicule de chantier ou d'intervention), ou encore des puces GPS pour une géolocalisation par satellite, y compris dans les zones les plus reculées.

Travailler connecté : quels usages pour l'IoT dans un contexte pro ?

Bien plus que de simples gadgets, les objets connectés se sont progressivement invités dans notre quotidien. Et loin de se cantonner à leurs formes les plus connues, telles que les montres connectées ou les bracelets santé, ils peuvent également être utiles pour les entreprises. La preuve en quelques exemples !

Les objets connectés au service de la sécurité et du confort

Les dispositifs de surveillance à distance représentent sans doute l'application la plus connue de l'internet des objets (Internet of Things ou IoT, en anglais) dans un contexte professionnel. D'ores et déjà adoptés par de nombreux artisans et commerçants, ces caméras et autres systèmes d'alarme connectés, tels que des détecteurs de mouvements, sont reliés via une application spécifique aux smartphones de leurs utilisateurs pour les alerter en cas d'anomalie. En pratique, ils vous permettent ainsi de toujours garder un œil sur vos locaux professionnels pour réagir au plus vite en cas d'intrusion.

D'autres applications domotiques vous offrent un meilleur contrôle sur l'état de vos locaux. L'installation d'un thermostat connecté vous permettra par exemple de réguler votre chauffage à distance ou de réaliser des économies d'énergie en adaptant automatiquement la température lorsque les locaux sont inoccupés. Même principe pour les lumières ou encore l'aération, qui pourront facilement être gérés à distance depuis une application spécifique, installée sur votre smartphone.

Une meilleure gestion des stocks et un suivi optimisé grâce à l'IoT

Côté logistique, les technologies connectées promettent une meilleure gestion des stocks ainsi qu'un suivi plus précis des marchandises, de la fabrication jusqu'à la vente en boutique. Équipés d'une puce RFID, vos produits deviennent faciles à tracer, y compris à distance. Une aide précieuse pour connaître à tout moment leur emplacement précis et suivre leur livraison en temps réel.

Couplée avec une solution logistique d'inventaire, la technologie RFID permet également de simplifier le contrôle des stocks, d'optimiser les inventaires ou encore d'améliorer le réapprovisionnement des matières premières nécessaires à votre activité. À la clé : un gain de temps, un meilleur pilotage logistique... et un risque d'erreur considérablement réduit.

L'agriculture et l'élevage à l'heure des objets connectés

À l'instar des autres secteurs d'activité, l'agriculture et l'élevage ont également vu apparaître, au cours des dernières années, des solutions innovantes basées sur l'univers IoT. Leur objectif ? Accompagner les productions animales et végétales grâce à des capteurs connectés, installés dans les champs, à l'intérieur des bâtiments d'élevage ou encore, sous forme de collier ou de puce électronique, sur les animaux. Consultables grâce à une application dédiée via le smartphone de l'utilisateur, ils permettent un monitoring précis et en temps réel.

Paramètres agronomiques (température, humidité de l'air et du sol, stress hydrique), analyse comportementale, détection de ravageurs... Grâce aux capteurs connectés, il vous sera possible de surveiller à tout moment vos différents sites de production, de manière précise et sans avoir à vous déplacer. Enfin, grâce aux colliers traceurs, vous aurez la possibilité de géolocaliser instantanément vos troupeaux en pâture et d'être averti en cas de problèmes de santé.

Travailler green : comment limiter l'impact du numérique sur l'environnement ?

Si les équipements numériques sont aujourd'hui devenus indispensables, force est de constater qu'ils augmentent également notre consommation d'énergie et de matières premières. Alors, comment tirer le meilleur parti du digital tout en limitant son impact environnemental ? Faisons le point !

Côté équipements, visez la longévité et concentrez-vous sur l'essentiel

Ordinateurs, smartphones, tablettes tactiles, montres connectées... Nos équipements numériques n'ont cessé de se multiplier au fil des années. Or, en plus d'être énergivore, leur fabrication demande des traitements chimiques, consomme de nombreuses matières premières (y compris des métaux rares) et génère des émissions de CO2 importants. Pour limiter leur impact sur l'environnement, il convient ainsi de prolonger leur cycle de vie. Comment ? En utilisant nos équipements informatiques plus longtemps (éviter de les changer sur un coup de tête, réparer plutôt que remplacer, opter pour un entretien régulier...) et en pensant à la vente d'occasion ou au don lorsque vous décidez de les remplacer alors qu'ils sont encore en état de marche.

Autre conseil : choisissez des appareils porteurs de labels environnementaux (EPEAT, L'Ange Bleu, Nordic Écolabel, TCO...) et optez, si possible, pour des machines multifonctions (p.ex. imprimante-scanner-photocopieuse) qui consommeront moins que plusieurs appareils indépendants.

Limitez la consommation d'énergie et optimisez vos impressions

Là aussi, quelques bonnes pratiques peuvent vous permettre de limiter l'impact environnemental de vos équipements numériques. Premier réflexe, ne laissez pas vos appareils allumés en permanence : pensez à les éteindre le soir et à les mettre en veille pour une absence plus courte. Sur votre ordinateur, évitez de garder trop de programmes ou d'onglets ouverts et pensez à désactiver les fonctions GPS, WiFI et Bluetooth sur votre smartphone ou votre tablette pour économiser de la batterie lorsque vous n'en avez pas besoin.

Sans surprise, la réduction des impressions papier fait également partie des champs de progrès importants. À ce titre, imprimez seulement lorsque ceci est réellement utile et nécessaire, minimez le nombre de pages et évitez les aplats de couleurs, très gourmands en encre. Utilisez du papier écolabellisé et, de préférence, recyclé. Enfin, pensez aussi à bien paramétrer votre imprimante : impression recto-verso, deux pages par feuille, noir et blanc par défaut... Autant de réflexes simples, permettant de réduire considérablement votre consommation en encre et en papier !

Envois d'emails, stockage et recherches Internet : maîtrisez le voyage des données

Si l'utilisation intensive du papier pose évidemment un problème écologique, sachez que les échanges de données dématérialisées ont également un impact sur l'environnement. Dans une perspective éco-responsable, la réduction des impressions doit ainsi s'accompagner d'une utilisation plus raisonnée de votre messagerie électronique.

Par conséquent, évitez les envois inutiles (ciblez les destinataires au lieu d'un « répondre à tous » systématique) et réduisez la taille des pièces-jointes en optant pour des formats compressés ou basse définition : en effet, plus un fichier est lourd, plus son impact sur l'environnement sera élevé. Enfin, pensez à nettoyer régulièrement votre boîte mail, ne conservez que ce qui vous est utile, et désinscrivez-vous des listes de diffusion, telles que des newsletters, qui ne vous intéressent plus.

Travailler sur écran : soigner l'ergonomie de son poste de travail

Fatigue visuelle, troubles musculaires, douleurs articulaires : travailler toute la journée sur un écran d'ordinateur n'est pas sans risque pour la santé. Quelques bonnes pratiques peuvent néanmoins vous permettre de gagner en confort et de réduire l'impact de cette posture assise sur votre corps.

Bien aménager son poste de travail pour gagner en confort

L'aménagement ergonomique du poste de travail commence par le choix du mobilier. Ni trop haut, ni trop bas (idéalement entre 65 et 74 cm), le plan de travail doit également être suffisamment spacieux pour permettre une installation optimale du matériel informatique. Le fauteuil, quant à lui, doit, au minimum, offrir un dossier et une assise réglables, à la fois en hauteur et en termes d'inclinaison.

Si la posture idéale n'existe pas, il est néanmoins conseillé de régler son fauteuil de manière que les pieds reposent à plat sur le sol, tandis que le dos est droit (ou légèrement en arrière), soutenu par le dossier. Les avant-bras doivent idéalement reposer en partie sur le bureau et rester proches du corps, l'angle du coude étant droit ou légèrement obtus. Toujours dans un souci d'ergonomie, votre clavier doit être installé face à vous, à une distance de 10 à 15 cm du bord du plan de travail.

Par ailleurs, veillez à ce que la partie supérieure de l'écran se situe au niveau des yeux, à une distance comprise entre 50 et 70 cm (à adapter selon la taille et la résolution choisie). Évitez, si possible, les écrans présentant des reflets miroir qui peuvent être source de fatigue visuelle. Enfin, si vous travaillez sur ordinateur portable, le fait d'opter pour une station d'accueil, reliée à un écran externe ainsi qu'aux périphériques d'entrée (clavier, souris), vous permettra d'éviter les mauvaises postures.

Adopter les bons réflexes pour réduire la fatigue musculaire

Même avec un poste de travail parfaitement aménagé, passer toute la journée sur un écran n'est guère recommandé pour la santé. Dans la mesure du possible, il est ainsi conseillé d'alterner le travail sur ordinateur avec des tâches vous permettant de vous détacher de votre écran. Si cela s'avère impossible, il est alors impératif de respecter un régime de pauses régulières (au moins 5 min toutes les heures) pour « rompre » la posture statique liée au travail sur écran.

Profitez de ces pauses pour quitter, même brièvement, votre poste de travail : faire quelques pas vous permettra non seulement de stimuler la circulation sanguine, mais aussi de favoriser l'oxygénation et, par conséquent, la concentration. Pour réduire la fatigue musculaire, n'hésitez pas à profiter de ces coupures pour faire des exercices d'étirements : ces derniers vous permettront de soulager des tensions, notamment dans le dos et au niveau des cervicales.

Enfin, lorsque vous reprenez place derrière votre écran, pensez à porter, de temps en temps, votre regard au loin, vers le fond de la pièce ou idéalement vers l'extérieur. De quoi vous permettre de détendre les muscles oculaires sollicités par la vision de près.