En garde à vue depuis jeudi à la suite du décès du policier fauché à Bron, cet homme a été "mis en examen des chefs d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique et vol suivi de violence ayant entraîné la mort en bande organisée", précise le procureur de la République Nicolas Jacquet dans un communiqué.

L'homme reconnaît avoir été le conducteur du fourgon qui a percuté le policier. Il nie en revanche avoir eu l'intention de le tuer, ajoute-t-il.

Le juge des libertés et de la détention est saisi aux fins de placement en détention provisoire.

Un adolescent de 15 ans, interpellé mercredi dans le cadre de cette enquête, a déjà été placé en détention provisoire.

Franck Labois, policier de 45 ans affecté au Groupe d'appui opérationnel (GAO) à la Sûreté départementale du Rhône, avait succombé lundi dernier à ses blessures.

Le fonctionnaire de police avait été fauché par le conducteur du fourgon au cours d'une intervention visant à interpeller des individus suspectés d'être impliqués dans une affaire de vols aggravés en bande organisée.

Un hommage officiel, en présence notamment du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, a été rendu à Franck Labois vendredi à la préfecture de Lyon. Les insignes de chevalier de la Légion d'honneur ont été remis à titre posthume au policier, qui a été également élevé au grade de capitaine.

Ce lundi, les habitants de Bron ont découvert des tags insultant la mémoire de Franck Labois inscrits à la bombe, avec une peinture noire. Ils se trouvaient sur le fronton d'un centre commercial abandonné et sur des bardages métalliques de commerces fermés, précise le quotidien régional Le Progrès.

Le préfet du Rhône Pascal Mailhos a condamné sur Twitter "avec la plus grande fermeté ces tags abjects". À la demande du préfet, "une plainte sera déposée dans les prochaines heures" par la police nationale.