Il est mort paisiblement chez lui, entouré par ses filles, a annoncé dans un communiqué l'Institut Joseph & Evelyn Lowery, saluant son "riche legs de service et de lutte" pour les droits civiques.

Né à Huntsville, en Alabama (sud), il avait été choisi pour prononcer une bénédiction en 2009 lors de l'investiture de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, qui lui avait remis la même année la "médaille de la Liberté", plus haute décoration civile des Etats-Unis.

"Il parlait haut, il parlait fort et il ne renonçait jamais. Il a manifesté dans toute l'Amérique", lui a rendu hommage son compagnon de lutte et membre de la Chambre des représentants John Lewis, dans une déclaration au journal The Atlanta Journal-Constitution

La plus grande organisation de défense des Noirs américains, la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), avait surnommé le révérend Lowery "le doyen" des droits civiques, en reconnaissance de ses décennies de lutte contre la discrimination raciale, qui lui ont valu plusieurs arrestations.

En 2006, aux funérailles de Coretta Scott King, la veuve de Martin Luther King, il avait publiquement chapitré le président George W. Bush, notamment pour avoir envahi l'Irak en 2003 au motif fallacieux d'éliminer des "armes de destruction massive".

"Il n'y avait pas d'armes de destruction massive là-bas", avait-il lancé. "Mais Coretta savait, et nous savions qu'il y a des armes (contre l'inégalité) mal employées ici même. Des millions de personnes sans assurance santé, la pauvreté qui abonde", avait poursuivi le révérend Lowery.