Interrogé sur les coupures de courant, le député du Nord a répondu sur Public Sénat: "J'appelle de mes voeux à ce que la mobilisation soit toujours tranquille, pacifique, mais les formes d'actions sur lesquelles vous demandez mon assentiment sont inéluctables du moment que le gouvernement entend continuer par la force à imposer un projet de loi".

"Je ne les condamne pas", a-t-il ajouté, même si, a-t-il précisé, "je considère pour ma part stratégiquement que la condition d'un rapport de force favorable est celle du nombre et qu'obtenir le seuil qui permet un rapport de force par le nombre nécessite des formes d'actions pacifiques". 

La CGT Energie a revendiqué une importante coupure de courant sur la zone d'Orly et de Rungis tôt mardi matin.

"Cette forme de radicalisation du mouvement est inéluctable dès lors que le gouvernement entend passer par la force", a insisté Adrien Quatennens, en condamnant "l'entêtement du gouvernement, son jusqu'au-boutisme".

Edouard Philippe a demandé mardi, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, que les blocages, intrusions et "coupures sauvages de courant" pour protester contre la réforme des retraites soient "sanctionnés".

"Vouloir bloquer un certain nombre de sites, ne pas respecter la loi en s'introduisant dans telle ou telle enceinte privée, procéder à des coupures sauvages de courant, tout cela c'est méconnaître la démocratie, tout cela c'est méconnaître la loi et tout cela doit être sanctionné car ça n'est pas acceptable", a déclaré le Premier ministre.

"Quand Édouard Philippe en appelle à la démocratie, hé bien moi, je le redis, la démocratie c'est pas: +vote et puis ensuite tais-toi pendant cinq ans!+", lui a répondu M. Quatennens.

"Le pays est toujours en ébullition, le mouvement ne s'essouffle pas et le retrait est toujours la solution", a-t-il assuré.