Dans une région où près d'un tiers des foyers possèdent un chat ou un chien mais où les abandons et les cas de maltraitance sont très nombreux, elle veut inciter à faire davantage pour les animaux de compagnie mais aussi "promouvoir le respect du bien être animal" en soutenant les communes dans "une gestion durable et efficace des animaux abandonnés et errants".

La région va signer un partenariat avec des associations de défense de la cause animale, dont la SPA et les Fondations Bardot et 30 millions d'amis.

"Nous allons faire des propositions dont certaines nécessitent des changements législatifs ou des expérimentations avec l'accord de l'Etat. Il y aura tout un travail d'interface à faire avec le ministre de l'Agriculture ou le ministère de l'Intérieur", a-t-elle précisé. Une enveloppe de 300.000 euros doit permettre de "commencer à mettre en oeuvre toutes les mesures".

Mme Pécresse ambitionne par exemple de "soutenir les initiatives qui permettent la prise en charge des animaux de compagnie des personnes hospitalisées et fragilisées".

"On soutiendra en investissement la création à Paris de la maison des chats pour organiser leur adoption et venir en aide aux chats errants", a évoqué de son coté Sylvie Rocard, co-auteure d'un rapport "La Région Ile-de-France, amie des animaux de compagnie".

Quant au "permis d'adopter", "l'idée est de donner un permis sans frais et sans condition à tout le monde", lequel serait retiré "si la personne est maltraitante".

Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Bardot, a salué "un signal fort". "Avec des fonds mis à disposition, la question animale n'est plus anecdotique et voir qu'une région s'en empare c'est positif", estime-t-il. Mais il reste "prudent" sur le "permis d'adopter": "Il ne faut pas que ce soit une contrainte qui amène des personnes qui ont des animaux à les abandonner".