Chaque année, les rues d'Avignon sont tapissées d'une "jungle" d'affiches durant le off (qui se tient cette année du 3 au 26 juillet).

Presque entièrement autofinancé et doté d'une programmation foisonnante de plus de 1.000 compagnies, le off se distingue du Festival d'Avignon (dit "le in") qui repose sur des subventions publiques et sur une sélection de spectacles.

"L'affichage est interdit dans les villes. Mais à Avignon, en période de festival, la mairie édite un arrêté pour l'autoriser. On va demander à la mairie de ne plus l'éditer pour mettre fin à l'affichage sauvage", a indiqué à l'AFP Pierre Beyfette, qui a annoncé un plan sur quatre ans lors d'une conférence de presse dans la "ville-théâtre".

Il est conscient que les affiches sont "un support de communication" pour les 1.500 spectacles dans la ville, où le bouche-à-oreille joue un rôle crucial.

Mais "on n'a pas le choix, on ne va pas regarder la planète se dégrader. Nous sommes le plus grand festival de France et un des plus grands au monde", a précisé M. Beyfette. L'idée est de réguler l'affichage en répartissant les affiches sur un panneau en face du "village du off" et dans six autres zones à Avignon.

Le Festival veut aussi inciter les collectivités à mettre en circulation davantage de navettes entre les parking relais et les théâtres, et entend récupérer les déchets des théâtres grâce à des triporteurs.

"On espère également mettre en place des fontaines et fournir aux festivaliers des gourdes pour limiter l'achat de bouteilles en plastique", a dit le responsable, qui veut aussi inciter les théâtres à passer aux éclairages LED, pour réduire leur consommation d'énergie.