"Si je suis élu président de la République, c'est dès l'été 2022 que je prendrai la décision de lancer de nouveaux réacteurs, je ne tergiverserai pas, je prendrai cette décision très clairement", a souligné le président des Hauts-de-France sur France Inter.

"Le nucléaire est une énergie d'avenir. C'est aussi toute une filière où la France a de l'avance, où la France est synonyme d'excellence. Et c'est aussi ce qui permet aux Français d'avoir une facture d'électricité qui leur coûte beaucoup moins cher qu'en Allemagne", a ajouté M. Bertrand.

Pro-nucléaire revendiqué, il s'est en revanche montré très critique envers l'éolien, appelant à "changer les textes car on ne peut plus imposer des projets éoliens comme aujourd'hui".

"Je ne vois pas pourquoi on ne met pas le même accent sur le photovoltaïque, sur toute l'énergie marine. C'est éolien, éolien", a-t-il déploré. "Tous ceux qui font la promotion de l'éolien, j'en vois très peu habiter au pied d'une éolienne", a-t-il ajouté.

Elu dans la région qui compte la plus grande centrale nucléaire d'Europe, à Gravelines (Nord), l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy assure que les élus locaux sont favorables à un nouveau réacteur dans le Nord "et ça veut dire que la population y est favorable aussi".

Le nucléaire promet d'être l'un des enjeux de la campagne présidentielle dans un pays qui produit quelque 70% de son électricité grâce à ses centrales, dont la durée de vie a été rallongée jusqu'à 50 ans.

L'objectif est de ramener ce chiffre à 50% en 2035 afin notamment de permettre l'essor des renouvelables. Mais alors que le parc commence à vieillir, la France n'a pas encore décidé de son avenir.

Elle envisage de construire six réacteurs de nouvelle génération EPR, et EDF doit présenter un dossier complet au gouvernement à la mi-2021. Mais la décision ne sera prise que lors du prochain quinquennat. L'exécutif veut en effet attendre le démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), attendu fin 2022, après de nombreux retards et péripéties.

"Notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire", avait toutefois plaidé Emmanuel Macron en décembre.