Dans le cadre de ce congrès historique qui marque le départ de Raul Castro, les délégués "ont élu dimanche soir les membres du Comité central du PCC, qui auront la charge d'élire la direction politique du parti, laquelle sera présentée lors de la session finale" du congrès, a indiqué le PCC sur Twitter.

Après son élection, le nouveau Comité central tiendra son premier plénum, qui élira le Bureau politique, haute direction du PCC, pour la période 2021-2026.

Elu au suffrage direct et secret par les 300 délégués de tout le pays, réunis depuis vendredi à La Havane et qui représentent quelque 700.000 militants, le Comité central, qui compte 114 membres, est chargé d'élire le Bureau politique, actuellement composé de 17 membres (mais leur nombre peut varier).

Le Bureau politique choisira ensuite les premier et deuxième secrétaires du parti, fonctions qu'occupent actuellement Raul Castro, 89 ans, et José Ramon Machado Ventura, 90 ans.

Le départ de Raul Castro, qui laissera son siège de premier secrétaire au président Miguel Diaz-Canel, 60 ans, s'accompagnera de celui d'autres membres de la "vieille garde" du parti, ceux qui ont combattu lors de la révolution de 1959, dont le "commandant de la révolution" Ramiro Valdés, 88 ans.

La majorité des nouveaux membres devraient être issus de la nouvelle génération, celle qui n'a pas fait la révolution de 1959.

Président de Cuba depuis 2018, M. Diaz-Canel va ainsi prendre le contrôle total du pays, comme l'ont fait en leur temps Fidel Castro, mort en 2016, puis son frère Raul. Il sera le premier civil à diriger le parti, dans lequel il a fait toute sa carrière.

"Ce qui est important, c'est qui le Parti communiste choisira comme numéro deux du parti, ainsi que d'autres postes forts, en termes d'âge, de genre et de race", commente à l'AFP John Kavulich, président du Conseil économique et commercial Etats-Unis/Cuba.

Car "pour le moment, l'âge cumulé des trois dirigeants les plus importants du Parti communiste de Cuba approche les 300 ans".

Ce changement à la tête du parti, bien que hautement symbolique dans un pays où l'immense majorité n'a jamais connu qu'un Castro aux manettes, ne va toutefois pas amener d'évolution à la ligne politique à Cuba, l'un des cinq derniers pays communistes au monde.