Alors que ce premier tour, qui doit départager les cinq candidats écologistes (Eric Piolle, Yannick Jadot, Sandrine Rousseau, Delphine Batho, Jean-Marc Governatori), démarre jeudi, le maire de Grenoble a expliqué devant la presse avoir "tout donné" pendant sa campagne, avec "une dynamique de terrain", du "porte-à-porte", "une stratégie collective".

"On a la campagne la plus structurée, la plus organisée", a assuré celui qui a fait plus de 75 déplacements en France depuis janvier.

Lors de ses rencontres sur le terrain, il a ressenti "une insécurité forte dans ce pays, une insécurité sociale, climatique, existentielle", mais aussi "le désir grandissant de faire des choses qui ont du sens, pour soi et pour l'intérêt général".

"La France est prête à avoir une présidence écologiste", a-t-il assuré, au moment où plus de 122.000 personnes se sont inscrites pour voter à la primaire, soit près de quatre fois plus que le record de la primaire de 2012. "Une très belle victoire", selon M. Piolle.

Devant près de 200 militants présents dans une salle du 20e arrondissement, et de nombreux autres qui suivaient son discours sur les réseaux sociaux, il a invité les électeurs à choisir "la personne la plus à même d'être présidente", "qui permettra de rassembler et de conduire un quinquennat, voire deux".

"Je suis celui qui peut rassembler ceux qui ont cru en la nouveauté d'Emmanuel Macron, et ensuite, déçus, ont rompu avec le macronisme (...) et ceux qui ont espéré dans le souffle de Jean-Luc Mélenchon mais qui savent qu'il ne peut pas gagner", a-t-il affirmé.

Défendant un "projet positif", il a rappelé quelques unes des ses "144 propositions concrètes", comme l'impôt sur la fortune climatique, la création de 25.000 fermes municipales, ou le droit de vote à 16 ans.

Son discours intervenait au moment où l'un de ses soutiens, la sénatrice Esther Benbassa, venait d'être exclue de son groupe au sénat, après des accusations de harcèlement moral à l'encontre de ses collaborateurs.