La chute des revenus du secteur a été de 47,6% au Royaume-Uni, de 51,9% en Grèce et de 53,1% en Espagne, selon le bilan 2021 de l'hôtellerie publié vendredi par le cabinet spécialisé MKG. Mais d'autres pays ont encore plus souffert: l'hôtellerie a accusé un recul de 55,6% en Italie, 63,1% en Allemagne, 64,7% au Portugal et même 71,9% aux Pays Bas, selon cette source.

"En effet les variants Delta puis Omicron ont sévi dès le mois de décembre et affecté certains pays européens, notamment l'Allemagne où le recul d'activité hôtelière est passé de -46,9% en novembre à -60% en décembre, ou encore le Royaume-Uni redescendu à -27% contre -14,6% en novembre", commente MKG.

En France en revanche "l'impact d'Omicron a été plus tardif", et le secteur, porté par les vacances de Noël, a "continué de progresser en décembre par rapport à novembre", complète le cabinet spécialisé. Toutefois "la vague arrive: sur les nuits du 6 au 12 janvier 2022, la baisse de revenu par chambre de l'hôtellerie française est redescendue à -29,9% en moyenne par rapport à la même période en 2019". 

L'année 2021 a été contrastée dans l'Hexagone, avec "un premier semestre encore très marqué par les restrictions sanitaires puis un second en nette amélioration, porté par les régions littorales et la province dès l'été, et enfin une remontée progressive de Paris en toute fin d'année", détaille MKG. 

Comme ailleurs, les performances de l'hôtellerie française ont "fortement varié au fil des mois, en fonction des évolutions du contexte sanitaire, national et international". En outre l'hôtellerie économique s'est montrée plus résiliente que les gammes supérieures, privées de clientèle internationale et de salons et congrès. 

Au final "pour l'hôtellerie européenne, l'année 2021 a été une année de regain par rapport à 2020 et la France a été aux avant-postes de cette reprise, notamment au 2e semestre qui a été porteur d'espoir", analyse Vanguelis Panayotis, président de MKG, cité par un communiqué.

Mais "le variant Omicron, qui a déjà impacté l'hôtellerie dans la plupart des pays en décembre, va être source d'interrogation pour les débuts de l'année 2022", conclut-il.