Auparavant, seules les entreprises qui faisaient l'objet d'une vérification ou d'un examen de comptabilité pouvaient, pour tous les impôts et les périodes visés par le contrôle, bénéficier d'un intérêt de retard réduit de 30 % lorsqu'elles régularisaient les erreurs commises de bonne foi dans leurs déclarations.

Depuis l'an dernier, cette possibilité de régularisation en cours de contrôle a été étendue aux contrôles sur pièces. Et l'administration fiscale vient de préciser la marche à suivre en la matière.

D'abord, l'entreprise est informée, dans la proposition de rectification, des redressements qui peuvent faire l'objet de la procédure de régularisation. Ensuite, la demande de régularisation doit, en principe, être formulée par l'entreprise dans les 30 jours suivant la réception de cette proposition. Une demande qui doit être notifiée par écrit, datée et signée, puis adressée au service en charge du contrôle. À ce titre, l'administration recommande d'utiliser l'imprimé n° 3964, même si toute demande est recevable, qu'elle qu'en soit sa forme, dès lors que l'entreprise mentionne précisément la nature et le montant des irrégularités dont elle demande la régularisation.

Lorsque la demande de l'entreprise est acceptée, celle-ci doit régulariser sa situation dans les 30 jours en déposant une déclaration complémentaire, signée, à l'aide de l'imprimé n° 3949. Et elle doit s'acquitter, dans les temps, des suppléments d'impôts et des intérêts de retard à taux réduit dont elle est redevable.

BOI-CF-IOR-20-10 du 4 décembre 2019