Les associations de lutte contre la pauvreté n'ont cessé de sonner l'alerte ces dernières semaines sur les conséquences de la crise sanitaire. Ce mercredi soir, Emmanuel Macron a fait un geste à l'égard des plus modestes. « Sur le plan sanitaire, le virus touche davantage les plus modestes, a souligné le chef de l'Etat. Sur le plan économique et social, cette crise est aussi inégalitaire : elle touche les plus précaires, en intérim ou en CDD. On doit avoir une réponse pour ceux qui tombent dans la précarité ».

Aide exceptionnelle

Le chef de l'Etat a refusé d'accéder à la demande de nombreuses associations mais aussi du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, d'augmenter le RSA de 100 euros. « Nous restons dans la logique d'accompagner et de retrouver du travail », a-t-il justifié. Mais il a annoncé que les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) ainsi que des aides personnalisées au logement (APL) allaient bénéficier, pour cette période de six semaines de nouvelles restrictions, d'une « aide exceptionnelle » de 150 euros et de 100 euros supplémentaires par enfant. « Ce qui permettra d'aller entre 100 et 450 euros, ce qui est plus qu'une revalorisation », a-t-il souligné.

Le Premier ministre, Jean Castex, qui a reçu les associations de lutte contre la pauvreté, a annoncé un « acte 2 du plan pauvreté », avec, initialement, de nouvelles mesures prévues pour ce samedi, journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, autour, entre autres, de l'hébergement et de l'insertion.

900 millions d'euros

Au printemps, l'exécutif avait débloqué une aide similaire : au total, 4.1 millions de foyers, dont près de 5 millions d'enfants, avaient été concernés par ce dispositif annoncé le 13 avril par Emmanuel Macron. Le dispositif avait alors représenté un budget de près de 900 millions d'euros.

Ce qu'il faut retenir des annonces d'Emmanuel Macron