Il doit ensuite se rendre à Kaboul pour de nouvelles consultations avec "les dirigeants du gouvernement afghan sur le processus de paix" et pour "encourager" les préparatifs en vue de négociations interafghanes, a déclaré le département d'Etat américain dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont entamé depuis un an un dialogue direct inédit avec les talibans, dont la dernière session s'est achevée il y a moins de dix jours au Qatar. Les deux parties avaient salué d'"excellents progrès".

L'administration de Donald Trump ne cache pas qu'elle espère que ce nouveau cycle de discussions à Doha puisse être le dernier et déboucher sur un accord avec les insurgés.

Un tel accord devrait prévoir un retrait militaire américain plus ou moins complet, avec un calendrier à la clé. Il s'agit de la principale revendication des talibans qui s'engageraient en retour à ce que les territoires qu'ils contrôlent ne puissent plus être utilisés par des organisations "terroristes". Les talibans accepteraient également, pour la première fois, d'engager des négociations de paix avec le gouvernement de Kaboul, qui pourraient démarrer très rapidement à Oslo.

Un cessez-le-feu entre insurgés et Américains, ou à tout le moins une "réduction de la violence", devraient également figurer dans le texte, qui serait historique 18 ans après l'invasion de l'Afghanistan par les Etats-Unis pour chasser les talibans du pouvoir dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Mais les modalités, l'ampleur et le calendrier du retrait américain, encore inconnus, soulèvent de nombreuses craintes de la part d'une partie de la classe politique et des observateurs à Washington qui redoutent l'empressement de Donald Trump à quitter l'Afghanistan avant l'élection présidentielle de 2020 aux Etats-Unis au risque d'aggraver la guerre civile et de raviver la menace terroriste.