"La station spatiale internationale, c'est déjà un peu un autre monde mais cela reste proche. La Lune, c'est complètement dingue, il n'y a pas de vie, c'est complètement différent", a-t-il dit à l'AFP en marge d'un point de presse de l'Agence spatiale européenne (ESA).   

Les Etats-Unis affichent l'ambition d'envoyer à nouveau des Américains - dont une femme pour la première fois - sur la Lune dès 2024 et envisagent pour ce faire de monter une mini-station spatiale autour de notre satellite naturel.

Dans un deuxième temps, à partir de 2028, les Américains prévoient une installation "durable". Pour cela la station autour de la Lune sera appelée à grandir et à s'ouvrir à des partenaires internationaux, comme c'est le cas pour la Station spatiale internationale (ISS) actuelle.

L'Agence spatiale européenne (ESA), qui fournit le module de service de la capsule Orion qui doit amener les astronautes en orbite autour de la Lune, espère bien qu'un astronaute européen ira vers la Lune dans cette seconde phase.

Membre du corps européen des astronautes, Thomas Pesquet, 41 ans, a passé près de six mois dans l'ISS entre novembre 2016 et décembre 2017.

Le directeur général de l'ESA Jan Wörner a confirmé qu'il avait proposé que Thomas Pesquet vole à nouveau sur l'ISS en 2020/2021.

"Le programme scientifique reste à définir", a souligné Thomas Pesquet. Le décollage pourrait se faire sur une fusée américaine depuis Cap Canaveral en Floride, alors que pour son premier vol, Thomas Pesquet était copilote de la fusée russe Soyouz.

"Nous sommes dans une phase de transition", Soyouz étant ces dernières années le seul moyen d'accès à l'ISS, a-t-il souligné.