Selon le moment de leur départ à la retraite, les personnes nées à partir de 1957 verront leur pension complémentaire soumise à des coefficients de minoration ou de majoration.

Au 1er janvier 2019, les deux régimes de retraite complémentaire, l’Agirc et l’Arrco – auxquels sont affiliés les salariés et les dirigeants de sociétés relevant du régime général de la Sécurité sociale  – seront amenés à fusionner. L’occasion de mettre en place de nouvelles conditions de départ à la retraite. L’objectif ? Encourager la poursuite de l’activité et résorber ainsi une partie du déficit du régime de retraite complémentaire.

Quels sont les changements à venir ?

En pratique, les personnes nées à compter du 1er janvier 1957 et qui demanderont leur retraite complémentaire à partir du 1er janvier 2019 verront leur pension soumise, selon le moment de leur départ à la retraite, à des coefficients de minoration ou de majoration.

Bon à savoir : lorsqu’elles remplissent les conditions pour avoir droit à une retraite à taux plein avant le 1er janvier 2019, les personnes nées à partir de 1957 ne subiront pas ces nouveaux coefficients, même si elles demandent leur retraite complémentaire à partir de janvier prochain.

Application d’un coefficient minorant

Lorsqu’il demandera le paiement de sa pension de retraite complémentaire à la date à laquelle il aura droit à une retraite à taux plein dans le régime de retraite de base, le cotisant subira une minoration de sa pension : le montant versée au nouveau retraité sera ainsi réduit de 10 % pendant une durée de 3 ans et ce, au maximum, jusqu’à l’âge de 67 ans.

Précision : ce « malus » ne concernera pas les retraités totalement exonérés de CSG, les personnes handicapées, les retraités ayant élevé un enfant handicapé, les aidants familiaux ni les retraités relevant du dispositif amiante ou de l’inaptitude. Par ailleurs, la réduction se limitera à 5 % pour les personnes qui relèvent de la CSG à taux réduit.

Application d’un coefficient majorant

Lorsqu’il demandera le paiement de sa pension de retraite complémentaire un an après la date à laquelle il aura droit à une retraite à taux plein dans le régime de retraite de base, le cotisant percevra l’intégralité de sa pension, sans application d’une minoration.

Enfin, il verra le montant de sa pension majoré pendant un an, lorsqu’il reporte son départ à la retraite de 2 ans (majoration de 10 %), de 3 ans (majoration de 20 %), voire même de 4 ans (majoration de 30 %) après la date à laquelle il a droit à une retraite à taux plein dans le régime de base.