« Les gentlemen ne lisent pas le courrier des autres », aurait affirmé un secrétaire d'Etat américain dans les années 1929. En réalité, les Gafa, ces grandes entreprises du numérique nées aux Etats-Unis, ne se privent pas pour le faire. Le think tank Institut Montaigne a récemment publié une étude portant sur la protection des données à caractère personnel.

Il livre un impressionnant passage en revue des différentes législations sur le sujet. L'Europe et son célèbre RGPD, une « prouesse réglementaire » dontles marges d'interprétation sont « trop larges ». La Chine, cet « Etat surveillance ». L'Inde, un « mix numérique » sino-européen, et bien sûr les Etats-Unis, pays des libertés et de l'innovation, plutôt en retard sur le sujet.

L'intérêt de ces travaux de recherche et d'analyse réside dans la formulation d'une liste de propositions pour concilier le respect de la vie privée, l'innovation et l'intérêt public. L'une d'entre elle concerne la lisibilité et l'ergonomie des politiques de confidentialité, trop souvent obscures pour l'internaute. Une autre préconise l'introduction de règles spécifiques à certains secteurs, comme la santé, la police ou les services financiers.

> L'étude : « Données personnelles : comment gagner la bataille »