En France, le plan de relance prévu par le gouvernement pour sortir de la crise du Covid-19 prévoit un important budget accordé à la formation. Tour d’horizon des différentes mesures.

Le budget accordé à la formation au sein du plan de relance de 100 milliards d’euros témoigne d’une reconnaissance de l’importance de ce levier dans la relance économique et dans la situation de l’emploi, avec un appui fort à l’embauche des jeunes et aux métiers d’avenir.

1 milliard d’euros pour la formation des salariés en chômage partiel

Grand gagnant du plan de relance, le Fonds National pour l’emploi (FNE) se voit allouer 1 milliard d’euros pour la formation des salariés en chômage partiel, notamment ceux de longue durée. L’objectif ? Mettre à profit pour les entreprises et les salariés le temps non travaillé - qui peut aller jusqu’à 40% du temps de travail pendant 2 ans pour le chômage partiel de longue durée - pour se former dans des secteurs prioritaires de la relance tels que l’industrie, le numérique, les métiers de la transition écologique et ceux de la santé.

Le CPF abondé dans les métiers porteurs

Dans la même optique de favorisation des secteurs porteurs de la relance et source d’emploi pour l’avenir en France, le compte personnel de formation (CPF) sera aussi abondé de 25 millions d’euros pour ceux qui s’orientent vers les métiers porteurs.

La formation des jeunes bénéficie d’un plan spécifique

Annoncé dès le mois de juillet, le soutien à la formation des jeunes est également central dans le plan de relance en France. Les employeurs qui recrutent un apprenti avant le 28 juillet 2021 bénéficient d’une aide à l’embauche d’un montant de 5000 euros pour un apprenti mineur et de 8000 euros pour un apprenti de plus de 18 ans. Cette aide a pour objectif de ramener à un niveau quasi nul le coût de recrutement pour un employeur d’un apprenti, lors de sa première année. Elle a également pour objectif de favoriser ainsi l’emploi des jeunes et leur formation.
Le gouvernement prévoit par ailleurs 200 000 nouvelles places de formation dans des métiers d’avenirs, à destination des jeunes, disponibles depuis l’application « Moncompteformation ».

Les demandeurs d’emploi en formation également aidés

Les chômeurs en formation se voient quant à eux allouer un budget de 100 millions d’euros.
Cet argent servira à reverser une prime de 150 euros à tout demandeur d’emploi qui souhaite suivre une formation, puis à une revalorisation de son allocation. Pour les personnes de plus de 21 ans, cette aide passera à 710 euros, contre 330 à 650 euros actuellement.  

La reconversion professionnelle valorisée

Le gouvernement français met également l’accent sur la reconversion professionnelle. Le CPF (compte personnel de formation) de transition, qui permet aux salariés de changer de profession se voit allouer 100 millions d’euros. Le dispositif ProA, qui vise le même but, reçoit lui 270 millions d’euros pour aider au changement de métier, notamment dans le secteur de l’industrie.

Une aide pour les organismes de formations

Enfin, pour compléter toutes ces mesures d’aide, le gouvernement a aussi prévu une enveloppe de 300 millions d’euros à destination des organismes de formation pour les accompagner dans leur transformation numérique comprenant le développement de l’e-learning et des formations à distance.