La Haute autorité du parti avait indiqué le 6 juin que cette élection aurait lieu les 12-13 octobre et, en cas de deuxième tour, les 19 et 20 octobre. Soit dans "cinq mois", et à "neuf mois" des élections municipales, s'est inquiété M. Estrosi sur Europe 1.

"Vous voulez contrarier tous les maires de notre formation politique, mais aussi tous nos administrés qui n'en peuvent plus de voir que l'on va encore avoir un débat sur untel ou unetelle pour savoir qui va les diriger?", a-t-il interrogé à propos de ce calendrier.

"Je demande le report (...) à après les élections municipales", a-t-il dit, soulignant que "la priorité" pour lui "serait de débattre de la ligne politique" après les échecs successifs du parti.

Ensuite "il y a une autorité morale au-dessus de tous qui a une vraie légitimité dans notre mouvement, c'est Nicolas Sarkozy. Nous pourrions parfaitement faire appel à lui, pas pour lui demander de présider (le parti), mais pour être une sorte de juge de paix qui nous rassemble et qui nous fédère pour pouvoir traverser cette période d'élections locales dans des conditions beaucoup plus apaisées, beaucoup plus sereines", a-t-il souhaité.