A la veille d'un nouveau rassemblement vendredi, les membres du Conseil "soulignent l'importance pour tous les acteurs de montrer leur volonté à s'engager de bonne foi dans les efforts menés pour régler les problèmes politiques et socio-économiques de Haïti".

Cette déclaration unanime des 15 membres du Conseil a été publiée à l'issue d'une réunion à huis clos du Conseil demandée par les Etats-Unis, la France et l'Allemagne.

Selon des sources diplomatiques, plusieurs pays ont salué le rôle de la mission de l'ONU Minujusth, forte d'un millier de policiers internationaux et qui est chargée de conseiller et former la police haïtienne.

Par rapport à il y a quelques années, la police haïtienne a fait "un saut qualitatif", a estimé une de ces sources sous couvert d'anonymat.

Depuis le 7 février, les manifestations se sont multipliées à travers les principales villes du pays, qui ont subi d'importants dégâts matériels. Issus en majorité des quartiers les plus pauvres, les contestataires ont réclamé la démission du président Jovenel Moïse et de meilleures conditions de vie.

Le gouvernement a annoncé récemment des mesures économiques d'urgence, favorisant la rigueur dans les administrations et accentuant la lutte contre la contrebande et la corruption.