"La société française doit maintenant être une société qui prend soin de la nature. La nature a besoin qu'on lui déclare la paix", a poursuivi M. Hulot, en lançant à Marseille une concertation qui doit déboucher sur des mesures en faveur de la biodiversité début juillet. 

Alors que la disparition d'espèces animales s'accélère et met en péril l'humanité, "l'heure de vérité" a sonné, et la France doit rentrer dans une démarche de réparation de la nature, a-t-il déclaré.

"Je veux aujourd'hui sonner le tocsin et lancer ce cri de mobilisation générale. Chacun doit prendre sa part de responsabilité et on ne doit pas prendre ça comme une tâche insupportable, ce que l'on donne à la nature elle vous le rend mille fois", a-t-il plaidé.

Il faut "que nous soyons capables dans notre pays à l'horizon 2030 de ne plus contribuer à détruire la nature, mais de devenir des réparateurs de vivant", a-t-il ajouté. "Il faut voir grand, ce n'est pas une question d'ambition, c'est une question de survie".

Le plan prévoit notamment de "redonner sa place à la nature dans notre pays", en favorisant le retour de la nature dans la ville, "dans un monde où le virtuel s'est substitué au réel". M. Hulot fixe également un objectif "zéro artificialisation nette des sols", en arrêtant "rapidement (notre) consommation insoutenable des terres agricoles".

Le ministre souhaite "mobiliser les acteurs économiques, dont nous avons absolument besoin pour protéger la biodiversité", y compris via des modifications de la Politique agricole commune.

La France va aussi "protéger les espaces et les espèces" en créant "de nouvelles aires et réserves naturelles, ou en les agrandissant "le plus possible".