Vous avez en stock des denrées alimentaires que vous ne pouvez plus commercialiser ? Plutôt que de les mettre à la benne, pourquoi ne pas faire œuvre utile en les donnant à une association ?

Depuis la loi anti gaspillage du 11 février 2016, les surfaces alimentaires de plus de 400 m2 sont tenues de valoriser leurs invendus. Résultat : 94 % des hypers et supermarchés pratiquent aujourd’hui le don de denrées alimentaires aux associations, selon le Baromètre 2018 de la valorisation des invendus en grande distribution Ipsos-Comerso. Si cette obligation ne concerne pas les autres acteurs du secteur - détaillants, restaurateurs, traiteurs, petits producteurs ou transformateurs - rien ne les empêche de faire don de leurs surplus de denrées alimentaires. Bien au contraire.

Les dons aux associations ne se limitent pas à la nourriture

De nombreux produits sont susceptibles d’intéresser les associations, en particulier ceux qui se conservent facilement : riz, pâtes, conserves, huile, sucre, farine, etc. Les denrées alimentaires périssables sont aussi recherchées, dès lors que leur date limite de consommation n’est pas dépassée et qu’elles ont été conservées dans de bonnes conditions. Seuls certains aliments ne sont pas collectés, compte tenu de leur sensibilité aux risques bactériologiques : fromages à la coupe, plats vendus chauds, coquillages, etc.
Vous avez d’autres produits à donner que de la nourriture ? Sachez que certaines associations, le Secours Populaire et Les restaurants du Cœur notamment, acceptent les dons d’objets : vêtements, linge de maison, produits d’hygiène, jouets, livres, mobilier…

Le don alimentaire, un acte utile et concret

Donner aux associations est doublement utile. D’abord, c’est un geste de générosité qui contribue à aider concrètement des personnes dans le besoin. Ensuite, c’est un bon moyen de lutter contre le gaspillage. Et cela ne coûte rien. Au contraire, puisque le don aux associations ouvre droit à une réduction d’impôt, dont le montant est égal à 60 % de la valeur HT des dons, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires annuel. La seule contrepartie est d’accepter de se séparer de denrées alimentaires encore commercialisables. En effet, les associations ne peuvent distribuer d’aliments dont la date limite de consommation est dépassée. Un délai de 48, voire 72 heures avant l’expiration de cette limite est donc généralement requis.

A qui donner ses denrées alimentaires ?

De nombreuses associations et banques alimentaires récupèrent les invendus et surplus des détaillants. Entre les grands acteurs d’envergure nationale (Restaurants du Cœur, Secours populaire, Croix Rouge, Banque alimentaire, etc.) et les structures associatives d’envergure locale, ce n’est pas le choix qui manque. Beaucoup, parmi elles, disposent d’un service de collecte dont le rôle est d’enlever la marchandise sur le point de vente. En faisant appel à ces associations, vous n’aurez ainsi pas besoin de vous déplacer.