"M. le Président, avez-vous reçu notre lettre ? Nous avons besoin de votre aide. L'enquête piétine !", écrit mardi sur son compte Twitter la soeur de la jeune femme, Sibylle Véron, arrivée samedi à Nikko (nord-est du Japon) avec ses deux frères pour effectuer des recherches. 

C'est là que Tiphaine Véron, qui souffre d'épilepsie, a été vue pour la dernière fois alors qu'elle sortait de son hôtel. Elle avait laissé son passeport et la plupart de ses affaires dans sa chambre. 

Le message de Sybille Véron sur Twitter est accompagné de la photo d'un extrait de la lettre adressée par la mère de Tiphaine au président français. 

Dans ce courrier, la mère de Tiphaine estime que "malgré la bonne volonté et les efforts de la police" japonaise, "tous les moyens ne sont pas mis en oeuvre : interrogations de témoins, dragage de la rivière, recherche dans la forêt avec des chiens, géolocalisation de son téléphone portable...".

Dans un communiqué publié mardi, le ministère français des Affaires étrangères a assuré être "en contact permanent avec les autorités japonaises pour contribuer à l'enquête avec les éléments à notre disposition, suivre le travail d'investigation et assurer la liaison entre la police japonaise et la famille de Tiphaine Véron".

"Nos services diplomatiques ont relayé l'avis de recherche émis par la police japonaise et obtenu qu'il soit diffusé le plus largement possible. Ils ont alerté les réseaux sociaux sur cette disparition. Le dimanche 5 août, le consul et un conseiller politique de la chancellerie se sont rendus à Nikko, ville proche du lieu de la disparition de Mme Véron", ajoute le texte. 

L'ambassadeur de France au Japon, Laurent Pic, s'est rendu mardi dans la ville d'Utsunomiya pour y "rencontrer les services de police japonais et leur demander une intensification et une accélération des recherches, l'élargissement de leur périmètre et la mobilisation de tous les moyens nécessaires", ajoute le ministère. "Il a rencontré ensuite les membres de la famille de Tiphaine Véron à Nikko pour continuer à leur apporter notre soutien et relayer leurs demandes".

Tiphaine Véron, qui habite dans la ville française de Poitiers (ouest), est selon sa soeur "passionnée par le Japon", où elle venait pour la deuxième fois. Elle était arrivée le 27 juillet dans l'archipel.