Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle avaient été placés en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", a précisé cette source. Eric Drouet l'avait pour sa part été pour "rébellion", selon le parquet de Paris. Interpellés dans la matinée, ils ont été libérés au fil de la journée.

Interrogé par l'AFP sur ces arrestations, Me Arié Alimi, l'avocat de Jérôme Rodrigues, a estimé qu'il s'agissait "manifestement d'interpellations d'opposants politiques, en raison de leur qualité d'opposants politiques".

Un total de 175 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre en marge du défilé, où des "gilets jaunes" avaient appelé à manifester, selon la préfecture de police de Paris.

Quelques dizaines d'entre eux ont sifflé le président Emmanuel Macron alors qu'il descendait l'avenue des Champs-Elysées à bord d'un "command car", avant le traditionnel défilé militaire, a constaté l'AFP.

En début d'après-midi, des dizaines de personnes, dont des "gilets jaunes", sont parvenues à aller manifester sur les Champs-Elysées, dans un face-à-face tendu avec les forces de l'ordre qui ont dû faire usage de gaz lacrymogènes.

Après près de huit mois de mobilisation depuis le 17 novembre, le mouvement des "gilets jaunes" peine désormais à rassembler. Ils étaient quelques centaines à manifester samedi dans plusieurs villes.