Maxime Susini, 36 ans, a été tué entre 07H30 et 08H00 jeudi sur la plage du Pero, à Cargèse, au nord d'Ajaccio, où il tenait une paillote, a indiqué à l'AFP Eric Bouillard .

"Il a reçu au moins deux coups de feu, avant de s'écrouler une vingtaine de mètres plus loin, alors qu'il tentait de fuir", a précisé le magistrat.

Un véhicule utilitaire a été retrouvé calciné près des lieux du crime, a ajouté le procureur, qui a chargé la gendarmerie de l'enquête.

Maxime Susini était connu de la justice. Militant du mouvement nationaliste corse U Rinnovu (devenu Core in Fronte), il avait été poursuivi 10 ans plus tôt pour l'incendie volontaire des bureaux du président de l'exécutif de la collectivité territoriale de Corse, et relaxé en juin 2009 par la cour d'appel de Bastia dans cette affaire.

Plus récemment, en 2017, selon plusieurs médias locaux, il avait refusé de se soumettre à un prélèvement ADN par la justice et avait écopé de deux mois de prison ferme et 1.500 euros d'amende avec sursis. Il avait fait appel de cette condamnation, a indiqué le procureur.

Selon des documents que s'est procuré l'AFP, M. Susini s'était vu refuser l'autorisation d'ouvrir sa paillotte pour cette saison touristique.

Il était aussi supporter du Sporting Club Bastia et l'organisateur du festival de musique Cargèse Sound System, qui cette année n'avait pas eu lieu.

Dans un communiqué publié jeudi soir, Core In Fronte a dénoncé des "groupes mafieux qui se permettent de tuer et de faire la loi pour l'argent". "L'Etat français qui a fait la guerre aux nationalistes ces 40 dernières années porte une responsabilité importante dans cette situation de ruine. Et ne peut pas faire semblant de ne pas le savoir", ajoute le mouvement nationaliste.