Un billet manuscrit accompagne ces objets intimes, donnant la preuve de leur authenticité: "Ce petit sac en soie blanche renferme des cheveux de S.M. l'Empereur Napoléon Ier, un mouchoir, marqué à son chiffre, lui ayant appartenu et une bande tachée de son sang lors de son autopsie. Ces précieux objets ont été donnés à mon père par le général de Montholon à son retour de Saint-Hélène", indique le billet, signé du "deuxième duc de Bassano". 

Montholon était un des derniers compagnons de l'exil de Napoléon. L'autopsie de l'Empereur fut pratiquée le 6 mai 1821 par Antommarchi, assisté de sept médecins britanniques. Montholon y assista, avec les deux autres exécuteurs testamentaires de l'Empereur, Bertrand et Marchand.

A coté de ces reliques liées à la mort à Saint-Hélène, la maison Osenat, réputée pour ses ventes d'objets liés à la monarchie et à l'empire, présente divers objets, tableaux et dessins dont "une étude de jambe pour le pape Pie VII" réalisée par Jacques-Louis David, en prévision du fameux tableau du couronnement. 

La plus belle pièce de la "vente du bicentenaire" est un très élégant traîneau de bois peint vert et doré ayant appartenu à l'impératrice Joséphine, avec une caisse en forme de coquille, orné d'une statue de la déesse Hébé, et à l'avant, un aigle aux ailes déployées: témoignage du raffinement extrême des objets réalisés pour la cour et la famille impériale.