17.5% des dirigeants de PME sont exposés au risque d’épuisement professionnel d’après l’observatoire AMAROK, qui étudie la santé des dirigeants depuis plus de 10 ans.

L’organisme montpelliérain spécialiste des enquêtes sur le bien-être des travailleurs non-salariés a réalisé une enquête auprès de 1500 dirigeants au cours de l’année 2019. Pendant près de 30 minutes, chaque dirigeant a été interrogé sur son temps de travail, ses habitudes quotidiennes, son hygiène de vie… le résultat est sans appel : d’après les résultats de l’étude,  17.5% d’entre eux seraient exposés à un risque d’épuisement professionnel de type burn-out.

Quelles sont les professions les plus touchées ?

Sur le podium des professions les plus exposées au risque d’épuisement professionnel, les agriculteurs occupent la première place. 35.1% d’entre eux sont en situation à risque de burn-out. Suivent ensuite les artisans (entre 31 à 35%) et les experts comptables, à 30.2%.
Particulièrement touchés, les agriculteurs souffrent d’une dépréciation de leur métier et d’une grande incertitude sur le futur de leur profession, soumis aux considérations météo, écologiques, mais aussi aux marchés mondiaux et aux aides européennes.

De quoi parle-t-on ?

Les chefs d’entreprises et les petits patrons représentent 3 millions de personnes en France. Leur place est de premier plan dans la société et dans l’économie. Cependant, ce sont souvent les grands délaissés des dispositifs de santé au travail et leur bien-être relève rarement d’une considération d’intérêt général.
En raison de leur forte implication dans leur activité, dans laquelle ils engagent souvent leurs fonds propres, les petits patrons ont parfois beaucoup de mal à séparer leur vie pro et leur vie privée et beaucoup disent « ne pas avoir le temps d’être malades ». Négligeant souvent les signes avant-coureurs, ils vont pourtant au-devant de risques plus élevés que le reste de la population.
De plus, la maladie professionnelle des dirigeants est souvent mal perçue, comparativement à celle des employés dont ils sont responsables. Double peine pour les entrepreneurs, où la perspective de l’échec est souvent vu comme une défaite pour le principal intéressé et pour son entourage le poussant parfois à dépasser ses limites au détriment de sa santé.

La définition du burn-out 

Le burn-out est défini par l’OMS comme un « syndrome de stress chronique au travail, qui n’a pas été correctement géré ». À terme, il entraine manque d’énergie physique et émotionnelle, désengagement et perte d’efficacité. Le burn-out fait partie d’un ensemble de troubles psychosociaux au travail qui sont source de stress, d’anxiété, de solitude et de dépression, et qui augmentent aussi les risques de maladies cardiovasculaires.

Les solutions face au burn-out pour les dirigeants

À la suite des entretiens approfondis menés par l’AMAROK, les entrepreneurs présentant le plus de risques psychosociaux se sont vu proposer des échanges Skype d’environ 1h avec une psychologue spécialisée sur le sujet.  
Pour l’ensemble des travailleurs non-salariés, il est indispensable de s’octroyer des moments de pause et de déconnexion de son activité, malgré toute la difficulté que peut représenter sa tâche. Reposés, vous serez plus efficaces et cela n’aura que des effets positifs pour vous-même et pour vos salariés.