Grâce à leur match nul contre la Suisse (0-0), les Bleus terminent premiers de leur groupe. L'objectif comptable est atteint. En termes d'envie, d'intensité et de spectacle par contre, on ne peut pas dire qu'on soit rassasié.

Réaliste. C'est le terme qui convient pour qualifier le parcours de l'Equipe de France au cours de cette phase de poule. C'est sûr, les Bleus ont fait le job. Deux victoires, un nul, sept points au compteur et une première place à la tête du groupe A. C'était le contrat de départ. Il est rempli et il faut les féliciter pour cela.
N'empêche qu'on reste un peu sur notre faim, question spectacle. Après deux premières prestations, certes victorieuses mais pas forcément convaincantes, contre la Roumanie puis l'Albanie, on espérait beaucoup du match d'hier face à la Suisse. Il faut bien le dire, ce dernier n'a pas été très palpitant, loin de là. Par moments, en deuxième mi-temps, on s'est même carrément ennuyé.
Certes, on retiendra que les Bleus ont touché la transversale à trois reprises. Que Pogba, auteur d'une entame d'Euro délicate, a rendu une copie beaucoup plus conforme a ce que l'on attendait de lui. Que les trois remplaçants alignés au début du match (Gignac, Sissoko, Cabaye) ont fait le boulot. Et que l'EdF n'a pas encaissé de but, ce qui est un point à souligner, quand on se rappelle combien la défense tricolore posait question au début de cet Euro.
Oui, mais voilà, au-delà du bilan comptable, on aimerait aussi vibrer un peu, avoir du beau jeu, de l'envie, de l'intensité. Et de ce côté, on est loin d'être rassasié. Contre la Suisse, on a bien vu que l'équipe de France gérait sa fin de match à l'économie, un nul lui convenant parfaitement. Pourtant, les joueurs avaient encore de la gomme sous le pied. Bon allez, patience... Cessons de chercher la petite bête. Les Bleus sont en huitièmes et en position favorable pour rencontrer une équipe à leur portée. C'est le principal.

Ça déchire

Au fait, hier, vous avez remarqué le nombre de maillots que les Suisses ont déchiré contre la France ? Pas loin d'une demie-douzaine. Durant, tout le match, les rouges et blancs se sont succédés sur le bord du terrain pour aller chercher une tunique neuve. Du côté du banc helvète, ça tenait plus de la cabine d'essayage que de la zone technique. Pourtant, aujourd'hui, avec les textiles de dernière génération, ce genre d'incident n'arrive quasiment plus jamais. A se demander si l'équipementier de la Nati n'a pas fait des économies de bouts de chandelle sur le dos de son équipe. A moins que les Suisses ne se soient fait refourguer un lot de tuniques contrefaites. Décidément, de nos jours, il faut vraiment se méfier de tout.

L'exploit albanais

Ils n'ont pas gagné l'Euro, mais pour eux c'est déjà tout comme. En battant la Roumanie lors de son dernier match de poule (1-0), la sélection albanaise termine troisième de son groupe. Forte de ce bon résultat, elle conserve toutes ses chances d'accéder aux huitièmes de finale. Une véritable performance pour cette valeureuse équipe, dont c'est la toute première participation à une grande compétition internationale. L'Albanie, petit pays de 3 millions d'habitants, se réveille ce matin avec le sourire.