Les fondateurs mettent leurs talents et leurs fonds en commun pour monter leur projet d'entreprise. Il peut arriver que d'autres personnes les rejoignent en cours de route. Pour autant, comment éviter les conflits ultérieurs ? Quelles sont les règles de base qu'ils doivent tous respecter ?

Jouer cartes sur table

L'honnêteté est de mise afin que la future entreprise créée par les associés demeure pérenne. Chacun doit être sincère et franc de manière à ce que l'aventure ne finisse pas en pénible bataille judiciaire. Il reste préférable que chaque sociétaire cible les contours de la coopération pour faciliter les échanges. Chacun mesure les forces et les faiblesses des autres, ce qui est également efficace lorsqu'ils devront délimiter leurs tâches ultérieures. Sachez que dans une association, les litiges peuvent survenir à n'importe quel moment pour des raisons diverses. Pensez à bien fixer les modalités à adopter pour les résoudre le plus rapidement et sainement possible.

Qui est le responsable ?

Il est courant que ce soit la personne qui possède la majorité des parts dans le capital qui dirige l'entreprise. Néanmoins, au cas où tous les porteurs se trouvent à égalité, il peut aussi arriver que tous désirent devenir le chef de la future société. Ceci est évidemment impossible et il faut choisir une personne qui va diriger les débats et surtout représenter l'organisation auprès des autres partenaires comme les banques ou les fournisseurs. C'est toute l'assemblée qui l'élit démocratiquement s'il y a plusieurs candidats. On peut aussi se fonder sur les compétences managériales afin d'opter pour celui qui est le plus à même de bien gérer la structure à mettre en place.

La détermination du capital

Les apporteurs fixent le montant des fonds qu'ils verseront chacun dans leur société ainsi que celui qu'ils devront éventuellement emprunter auprès des établissements financiers. Une étude préalable et objective demeure à effectuer pour définir la valeur du capital et les différentes échéances pour la libération des apports. Les conditions dans le cas où des associés veulent céder leurs parts pour une raison quelconque sont également à bien étudier. Plusieurs autres situations peuvent se présenter comme ceux où l'un des partenaires ne peut pas s'acquitter de la somme promise. Une association est également l'occasion de déterminer le mode de partage des bénéfices ainsi que les risques encourus par chacun des associés si jamais les prévisions ne sont pas atteintes ou si l'entreprise fait faillite.

Qui fait quoi ?

Une fois que tous les détails sur la société sont prédéfinis, on passe à la délimitation du rôle de chacun. Les tâches ne doivent pas empiéter les unes sur les autres, et le maître-mot doit être le respect réciproque du travail de l'autre. On doit éviter que tout le monde donne des ordres (surtout contradictoires !) aux employés, au risque de les frustrer.

Le contrat : le pacte d'associés ou le pacte d'actionnaires

C'est la dernière étape et non moins la plus décisive. Tout ce qui a été discuté est couché sur le papier et tous les associés signent cette convention qui les lie dans la création de leur organisation. Un spécialiste de la loi comme un avocat ou un notaire peut aider à la rédaction de cet acte juridique.