Les prothèses mammaires macro texturées seront-elles bientôt bannies en France ? La question devrait être tranchée dans la journée. Ces implants sont au cœur d'un dossier délicat, qui mêle différents types de risques pour les patientes. Selon des plaignantes, ces prothèses pourraient augmenter les risques de lymphomes anaplasiques à grandes cellules (LAGC), une forme rare de cancer.

Sept marques sur la sellette

Dans un courrier daté du 2 avril et envoyé aux fabricants, auquel l'AFP a eu accès, l'Agence nationale des produits de santé prépare le terrain à une interdiction assez large. Six marques de prothèses dites macro texturées et une marque de prothèses à enveloppe de polyuréthane pourraient ainsi être écartées du marché. 

56 cas de cancers

L'alerte avait été donnée il y a plusieurs années par des patientes. Depuis 2011, 56 cas de lymphomes anaplasiques ont été recensés en France, parmi les 500.000 femmes porteuses d'implants mammaires. Trois en sont décédées.

Fin novembre, l'ANSM avait recommandé aux chirurgiens de poser "de préférence" des prothèses lisses, donc non texturées, dans l'attente des conclusions sur le dossier.