Avec l’inflation, la crise climatique et les récentes pénuries de carburant, les sociétés sont amenées à repenser les modes de déplacement de leurs équipes dans une logique de RSE.

La voiture reste dominante dans les modes de transports de personnes, puisque d’après une étude d’OpinionWay, 73 % des Français l’utilisent pour leurs déplacements quotidiens et notamment pour les trajets travail - domicile. Face à ce constat, et dans une logique de transition énergétique durable déjà entamée avec la loi d’orientation des mobilités de 2019 (LOM), le Gouvernement invite les chefs d’entreprise à proposer des moyens de déplacement non motorisés ou à faibles émissions de CO2. Pour faire rayonner la démarche, la plateforme France Mobilités a été développée afin de proposer des ressources et de référencer les solutions et autres projets de mobilités douces et durables sur le territoire. Regardons comment mettre sa pierre à l’édifice à l’échelle de votre entreprise.

Mobilité douce : quels avantages pour l’entreprise ?

En proposant à vos salariés des modes de transport "autonomes", qui fonctionnent à partir de notre propre énergie comme la marche ou le vélo, la mobilité douce contribue à réduire drastiquement et de manière durable votre bilan carbone en tant qu’entreprise. Et même avec des transports durables ou collectifs, vous améliorez considérablement votre impact.

Au-delà de l’aspect écologique, implémenter une politique RSE de mobilité douce et durable permet de renforcer la compétitivité de votre structure grâce à une meilleure rationalisation des dépenses et en améliorant la qualité de vie au travail (et la santé) des salariés. En plus, ce dispositif contribue à faire rayonner votre marque employeur puisque de plus en plus de candidats préfèrent intégrer des entreprises éco-responsables.

Implémenter un plan de mobilité employeur (PDME)

Le plan de mobilité employeur a été créé avec l’objectif d’encadrer la transition des entreprises vers des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement. Aussi, il doit aider à réduire la congestion des infrastructures en ville.

  • Pour le mettre en place dans votre entreprise, vous pouvez suivre le cheminement suivant Consulter les guides méthodologiques sur le site Declic-mobilites.org.
  • Faire un diagnostic en interne de vos modes de déplacement.
  • Définir et rédiger un plan d’action adapté à la structure : signer une convention avec le réseau de transport en commun de la ville pour obtenir des tarifs spéciaux, proposer une navette électrique pour les déplacements courts, sensibiliser votre équipe via un challenge d’éco-conduite, mutualiser une flotte de véhicules avec une société voisine… Vous pouvez également vous inspirer des plans de mobilité mis en place par d’autres TPE/PME.
  • Bien communiquer ce plan à l’équipe, et nommer un référent mobilité parmi vos salariés pour qu’il puisse répondre aux éventuelles questions et inquiétudes face au changement.

Les méthodes de mobilité douce “à la carte”

Si vous n’avez pas les ressources immédiates pour proposer un PDME complet, mais que vous souhaitez déjà agir, il est possible d’envisager des solutions de mobilité douce adaptées à la croissance de votre entreprise. Nous avons fait une liste des dispositifs les plus fréquemment déployés pour réduire l’auto-solisme :

  • Le covoiturage ou autopartage
  • Proposer des vélos, rollers, trottinettes, et longboards en libre-service
  • Promouvoir l’usage des transports en commun et/ou créer une navette d’entreprise.
  • Proposer une flotte de véhicules électriques
  • Quand la voiture “classique” est la seule solution, former l’équipe aux pratiques d’éco-conduite

Le télétravail partiel ou total ainsi que la semaine de quatre jours sont également des solutions qui s’intègrent dans une logique de mobilité douce pour les entreprises.  

Le forfait mobilité durable pour aider les entrepreneurs

Cette aide du Gouvernement propose jusqu’à 800 € par an et par salarié (montant exonéré d’impôt et de cotisations sociales) pour qu’ils utilisent des moyens de transport moins polluants. Elle est en plus cumulable avec la prise en charge de 50 % des cartes d’abonnement de transports en commun.

Encadré : Bon à savoir : la loi du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 porte le seuil d’exonération de la prise en charge des frais de transports à 75% du coût de l’abonnement pour les années 2022 et 2033. Le seuil obligatoire de prise en charge, quant à lui, reste à 50% du coût de l’abonnement aux transports publics.

Pour résumer : implémenter des méthodes de mobilité douce dans votre entreprise avec l’autopartage, le vélo ou via un plan complet de mobilité employeur est un modèle gagnant-gagnant puisque l’impact est positif pour la planète, sur la qualité de vie de vos salariés, dans l’espace public qui devient moins encombré, et également sur votre marque employeur.