Un prestataire de service est une personne ou une entreprise qui réalise une activité immatérielle pour un client. Son activité repose sur un contrat de prestation de service fixant les modalités, les clauses, la résiliation et les obligations légales. Le prestataire de service doit également respecter les règles comptables et fiscales propres à son statut juridique (société de services, micro-entreprise - ex auto-entreprise...).

Qu'est-ce qu'un prestataire de service ?

Un prestataire de service est une personne ou une entreprise qui réalise une prestation, une activité immatérielle, contre paiement. La relation de travail avec le client peut être encadrée par un contrat de prestation qui fixe les modalités du service. 

Service ou prestation de service : quelle différence ?

Un service est une action rendue, sans cadre formel. Une prestation de service implique un contrat écrit ou implicite entre l'entrepreneur et le client. Cet accord détermine un prix, des modalités, des obligations, des clauses et une possible résiliation.

La notion de contrat de prestation fait ainsi entrer l'activité du prestataire dans un cadre professionnel soumis aux règles juridiques et commerciales.

Les activités de prestation de service

Les prestations de service recouvrent de nombreuses activités professionnelles. Parmi les plus courantes, on distingue notamment :

  • les services intellectuels : conseil, gestion, marketing, rédaction, développement web ; 
  • les services techniques : réparation, maintenance, informatique, travaux ; 
  • les services à la personne (SAP) : garde d'enfants, aide à domicile, jardinage, soutien scolaire ; 
  • les services commerciaux : VTC, livraison, assistance administrative ; 
  • les professions libérales : médical (comme une IDEL) ou paramédical, bien-être, juridique... 

Comment créer un contrat de prestation de service ?

Un contrat de prestation de service écrit n'est pas toujours obligatoire pour une prestation de services. En pratique, il est fortement recommandé car le contrat encadre la relation de travail entre le prestataire et le client. L'entrepreneur peut le voir comme un vrai contrat de travail. 

Concrètement, le contrat de prestation de service comprend : 

  • L'identité des parties (coordonnées de l'entrepreneur et du client) ; 
  • la nature de la prestation de service ; 
  • le prix (fixe, forfait, TJM...) et les modalités de paiement ; 
  • les délais ; 
  • les responsabilités du prestataire de service et du client ;
  • les clauses spécifiques, comme la clause de confidentialité ou la clause de propriété intellectuelle, qui sécurisent davantage l'exécution du service. ; 
  • les modalités de résiliation ; 
  • la signature du contrat par les parties concernées qui confirment ainsi leur accord sur les conditions et les termes du contrat. 

Au-delà du contrat de prestation de services, certaines prestations (travaux, dépannage, déménagement, services à la personne) exigent même un devis obligatoire, qui vaut contrat dès qu'il est signé.

Bon à savoir : un contrat de prestation de service peut être résilié pour non-exécution, à l'amiable ou selon les modalités de résiliation (préavis, indemnités) définies dans le contrat.

Quelles autorisations pour être prestataire de services ?

Certaines prestations de service sont réglementées et ne peuvent pas être exercées librement. Les services à la personne sont les plus encadrés pour les prestataires de services. Pour ces activités, il est nécessaire d'obtenir :

  • un agrément pour intervenir auprès d'un public fragile (enfants de moins de 3 ans, personnes âgées ou handicapées) ;
  • une déclaration préalable ou une autorisation administrative pour d'autres services (aide à domicile, accompagnement, assistance administrative, soutien à la mobilité).

Les services exercés en activité libérale réglementée exigent également une inscription auprès d'un Ordre professionnel (santé, juridique, paramédical) ou auprès de répertoires (RPPS, AM...). 

Ces agréments imposent de suivre des règles en matière d'organisation, de sécurité, de déontologie, de continuité de service et d'assurances.

Les lois à connaître

Plusieurs textes encadrent spécifiquement l'activité de prestation de service :

  • Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) garantit la liberté de prestation de services au sein de l'UE, avec possibilité d'exercer ponctuellement ses activités dans un autre État membre (en appliquant le droit local) ; 
  • Le décret du 27 octobre 2005 impose des obligations d'information précontractuelle (identité, prix, modalités, résiliation, médiation) ;
  • La loi Hamon du 17 mars 2014 renforce la protection du consommateur (transparence du devis, délai de rétractation, informations sur garanties et frais supplémentaires) ; 
  • La loi Pinel du 18 juin 2014 précise les obligations des micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) et les règles d'immatriculation de l'entreprise de prestation de service.

Prestations de service : les autres obligations à connaître

En plus du contrat de prestation de service, le prestataire doit respecter plusieurs obligations légales et professionnelles comme :

  • émettre une facture conforme au client (mentions légales, TVA ou franchise, numéro de facture) ;
  • informer le client sur les modalités d'exécution du service, les tarifs, les délais, les CGV, les clauses de résiliation, etc. ;
  • réaliser une prestation conforme au contrat de prestation de services ;
  • respecter les obligations comptables, sociales et fiscales du statut juridique choisi (SAS, SARL, auto-entreprise) ;
  • être en règle avec les assurances obligatoires ou recommandées en fonction du secteur (RC Pro, garantie décennale, assurance auto professionnelle, etc.). 

Quel statut juridique pour un prestataire de services ?

Devenir prestataire de service en auto-entreprise

L'entreprise individuelle (EI) autorise à exercer une activité de prestation de service en son nom propre, avec peu de formalités. 

Ce statut permet d'opter pour le régime de la micro-entreprise (ex auto-entreprise) qui bénéficie d'une gestion simplifiée.

La micro-entreprise (ex auto-entreprise) reste limitée par :

  • un plafond de chiffre d'affaires (77 700 /an deux années consécutives) ; 
  • l'impossibilité de déduire ses frais professionnels. 

Pour éviter ces deux limitations, le prestataire de service peut opter pour une entreprise individuelle classique ou une société. 

Société de services 

Créer une société commerciale - SARL/EURL, SAS/SASU, Société d'exercice libéral (SEL) - est adapté aux prestations de service avec des charges élevées, un chiffre d'affaires important ou des projets de croissance. 

En contrepartie, les sociétés de services impliquent des obligations administratives, comptables et juridiques plus lourdes et coûteuses.

Bon à savoir : le statut juridique détermine le régime social du prestataire de service entre TNS (travailleur non salarié) et assimilé salarié.

BIC ou BNC : quel régime fiscal en prestation de service ?

Les BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et les BNC (bénéfices non commerciaux) correspondent à deux sous-catégories de l'impôt sur le revenu des prestataires de service indépendants.

En prestation de service, le régime fiscal dépend de la nature de l'activité ou du travail réalisé : 

  • les BIC concernent les services techniques, artisanaux ou commerciaux (VTC, maintenance, travaux) ; 
  • les BNC s'appliquent aux prestations intellectuelles ou libérales (conseil, rédaction, formation).
 
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