Femmes dans le secteur de la tech et du numérique : état des lieux et bilan

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Dans le secteur du numérique, la part des femmes salariées ou entrepreneures est toujours très basse. Pourquoi ? Comment y remédier ? Quels sont les chiffres du secteur ?

Dans le secteur du numérique, la part des femmes salariées ou entrepreneures est toujours très basse. Pourquoi ? Comment y remédier ? Quels sont les chiffres du secteur ?

Femmes dans le secteur de la tech et du numérique : état des lieux et bilan

Les femmes et la tech : le constat est inquiétant, mais pas désespéré. Alors que les besoins de compétences et de talent explosent dans les métiers du numérique, les femmes y sont sous-représentées.

  Les chiffres sur la part des femmes dans le secteur du numérique

La proportion de femmes diplômées dans le secteur de la tech plafonne à 17%, en France, comme dans l’Union européenne, révèle une enquête publiée en mars 2022 par le cabinet Global Contact.
Même si les effectifs féminins du secteur du numérique, dans l’hexagone, sont remontés de 12% à 17% entre 2018 et 2020, le plafond espéré des 20% de femmes dans la Tech dans les entreprises demeure toujours un vœu pieux.

Le bilan de la proportion des femmes dans la Tech n’est guère plus réjouissant dans l’entrepreneuriat. Selon le baromètre 2020 du collectif Sista qui s'est donné comme objectif de réduire les inégalités de financement entre femmes et hommes entrepreneurs, plus de 90% des fonds levés cette année-là l’ont été au profit de start-ups fondées par des équipes entièrement masculines. Comment expliquer cette sous-représentation des femmes dans un secteur comme la Tech qui va créer 232 000 emplois entre 2017 et 2027 dans les entreprises (source : Syntec) ?

  Pourquoi les femmes sont moins représentées dans le domaine du numérique et de la tech ?

La proportion de filles au sein des formations scientifiques dans le supérieur demeure toujours marginale. Les femmes ne représentaient ainsi que 28,1% des élèves inscrites en école d’ingénieur à la rentrée 2019. A qui la faute ? La responsabilité incombe, dans une large mesure, au déficit d’orientation au collège et au lycée. Les jeunes filles, moins spontanément attirées par les carrières scientifiques, et moins encouragées, se dirigent ainsi plus volontiers vers les filières du marketing et des ressources humaines, pourtant moins rémunératrices et moins génératrices de carrières accomplies que dans le secteur de la Tech.

Parmi les autres motifs de désaffection féminine vis-à-vis des entreprises de la tech figure bel et bien le sexisme ambiant. D’après l’enquête, citée plus haut, du cabinet Global Contact, 46% des femmes travaillant dans le secteur du numérique ont déjà été victimes de comportements sexistes (propos discriminants, harcèlement sexuel) depuis le début de leur carrière. En 2017, un responsable du géant numérique Google avait osé publier un « mémo » à destination des employés, justifiant l’absence de femmes aux hauts postes dans l’entreprise par des… différences biologiques.

Même si les schémas sociétaux évoluent à grande vitesse en France et ailleurs, les femmes ont souvent à leur charge la stabilité de leur vie de famille, au détriment de leur carrière. Largement répandus dans le secteur de l’IT, les statuts de free-lance et d’auto-entrepreneur ne recueillent pas les faveurs de ces dernières qui privilégient le salariat (à 64%) en raison de la sécurité qu’il procure (étude Michael Page Technology/Choose Your Boss, 2021). Une proportion qui atteint même 73% chez les femmes de plus de 35 ans.

Si le panorama de l’emploi des femmes dans l’univers high tech n’incite guère à l’optimisme, il existe quelques motifs d’espoir. Bien qu’encore minoritaires dans le secteur de l’IT, les femmes s’orientent plus volontiers que les hommes (7% contre moins de 3%) vers les métiers émergents de la Data (Data Analyst, Data Scientist...), selon l’étude Michael Page Technology/Choose Your Boss.

De même, si seulement 56% des femmes comptent plus de 10 ans d’expérience dans le secteur du numérique aujourd’hui (contre 74% des hommes), la proportion des jeunes femmes entrantes (3 ans d’expérience) s’élève à 21% contre 9% chez les hommes.

  Des réseaux et des tremplins féminins pour construire une industrie de la tech plus égalitaire

Afin de lutter contre le problème de sous-représentation féminine, outre la nécessité d’inverser le discours dominant qui véhicule volontiers des stéréotypes de genre sur l’inappétence supposée des femmes pour les technologies, il est important, jurent les spécialistes, de développer un meilleur accès au mentorat ou au coaching.

C’est notamment ce à quoi s’emploient les nombreuses associations et réseaux, souvent nés à l’initiative de femmes, qui se sont créés ces dernières années et dont l’objectif est de promouvoir davantage de mixité dans les métiers du digital, et à terme, d’instaurer une réelle parité. A l’image de l'association Femmes@Numériques créée il y a 4 ans et qui a pour ambition de faire du secteur numérique une « industrie inclusive, mixte et égalitaire ». Même ambition pour Cyberelles, une association fondée en 2001 par des pionnières du digital et qui s’est constituée en tant que réseau d’entraide au féminin. Elle aussi fermement engagée dans la promotion de la diversité et de la visibilité des femmes dans le monde du digital, l’association Digital Ladies & Allies, originellement féminine a été rejointe par des hommes et agit à l'échelle nationale comme internationale.

  Chez Orange, l'égalité femmes-hommes, un engagement de longue date

Chez Orange, nous sommes convaincus que la mixité est un puissant levier de performance économique et sociale. Nos engagements et nos actions sont nombreux en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, au sein du Groupe et notamment dans les métiers techniques et du numérique.

Pour les femmes qui se lancent dans l'aventure de la création d'entreprise, Orange porte également depuis 4 ans le programme unique #FemmesEntrepreneuses qui soutient l’entrepreneuriat féminin. Ce programme d'accompagnement a pour objectif d’encourager et soutenir l’entrepreneuriat féminin en France et le développement de startups fondées ou co-fondées par une femme.