La facture et le reçu sont deux documents différents, qui interviennent chacun à des moments précis : la première exige le paiement avant l'achat, tandis que le second prouve que l'argent a bien été perçu après. La facture est un document officiel et obligatoire qui sert de preuve devant la justice ou les impôts. Le reçu, plus simple et moins réglementé, sert surtout à confirmer que le client ne doit plus rien au vendeur. Orange Pro vous aide à bien distinguer ces deux documents.

Facture : définition et usages

La facture est définie comme le document formel qui scelle une vente. Elle liste ce qui a été fourni, à quel prix, et comment régler le montant dû. Souvent créée via un logiciel de facturation, elle est émise par un vendeur ou un prestataire de services, qui la transmet ensuite à son client. La facture fait office de justificatif légal. Elle protège les deux parties, vendeur et acheteur, et répond aux obligations fiscales et commerciales de l'entreprise émettrice.

La facture répond ainsi à quatre usages : 

  1. Commercial : la facture sert de contrat entre le vendeur et l'acheteur. Elle prouve que la vente a eu lieu.
  2. Juridique : en cas de litige ou d'impayé, la facture constitue une preuve légale.
  3. Comptable : la facture permet d'enregistrer les revenus (pour le vendeur) et les dépenses (pour l'acheteur) dans la comptabilité de l'entreprise.
  4. Fiscal : la facture sert de justificatif pour calculer les impôts et collecter la TVA. Sans facture, une entreprise ne peut pas récupérer la TVA sur ses achats.

Reçu : définition et usages

Le reçu de paiement, également appelé " preuve d'achat " ou " ticket de caisse ", confirme officiellement qu'une somme d'argent a bien été perçue par le vendeur lors d'une vente. Contrairement à la facture, il est remis après le règlement pour garantir à l'acheteur qu'il a bien payé le montant dû.

Le reçu peut être émis par toute structure en mesure d'exiger un paiement, qu'il s'agisse d'une entreprise, d'une micro-entreprise ou même d'une association. Il peut être utilisé comme preuve de paiement lors : 

  • d'un paiement en espèces ;
  • du versement d'un acompte ou d'arrhes, afin d'assurer au client sa réservation ou sa commande ;
  • du règlement d'une somme importante, pour la bonne tenue des registres comptables et la transparence financière ;
  • du paiement d'un service professionnel après prestation ;
  • d'achats avec garantie pour sécuriser le bien vendu auprès de l'acheteur et faciliter la gestion des retours ou des réclamations auprès du vendeur.

Facture VS reçu : quelles différences ?

Lors du processus de vente, la facture intervient avant le paiement, tandis que le reçu est émis après le règlement. Sur le plan juridique, la facture peut servir de preuve en cas de litige, tandis que le reçu atteste du paiement de la somme due. Enfin, le contenu de la facture est réglementé, contrairement à celui du reçu.

Facture et reçu : deux rôles différents

La facture et le reçu ne jouent pas le même rôle, car ils interviennent à des moments différents dans le processus de vente : 

  • La facture est émise avant le paiement : elle formalise la créance (montant total dû), détaille ce qui est dû et fixe les conditions de règlement (date, moyen de paiement).
  • Le reçu intervient après le paiement : il prouve que le vendeur a encaissé la somme due. Il solde la transaction et libère l'acheteur de sa dette.

En d'autres termes, la facture appelle au paiement et le reçu le confirme.

Une valeur légale différente

Bien que complémentaires, facture et reçu ne détiennent pas la même valeur juridique. La facture est une pièce comptable obligatoire qui lie légalement le vendeur et l'acheteur. Elle peut servir de preuve légale lors d'une action en justice en cas d'impayé. 

Le reçu, lui, a valeur d'attestation de paiement. S'il prouve que l'argent a été versé, il ne remplace pas la facture pour la déduction de la TVA ou la justification des revenus auprès de l'administration fiscale.

Deux contenus bien distincts

Pour être conforme à la réglementation, la facture doit être rédigée en français et produite en deux exemplaires : l'un conservé par l'entreprise et le second transmis à l'acheteur. De plus, ce document doit impérativement afficher une liste de mentions obligatoires

  • la date d'émission ;
  • le numéro de facture (unique et chronologique) et, le cas échéant, le numéro du bon de commande ;
  • la date de livraison ou de fin de prestation ;
  • les coordonnées et le nom du client ;
  • les coordonnées et le nom du vendeur (dénomination sociale, siège social, adresse de facturation, SIRET ou SIREN) ;
  • la liste des produits ou services vendus, incluant description, références, quantités, prix unitaires, etc. ;
  • les frais de transport ou d'emballage si lieu est ;
  • les informations relatives à la TVA : numéro individuel d'identification du vendeur et taux appliqué ;
  • la somme totale à payer (HT et TTC) ;
  • les remises et réductions ;
  • les conditions de règlement (moyen de paiement, date d'échéance, pénalités de retard, conditions d'escompte, si applicable).

À l'inverse, le reçu n'est pas réglementé. Néanmoins, il est d'usage d'y faire apparaître ces informations : 

  • le nom, l'adresse et les coordonnées du vendeur et éventuellement de l'acheteur ;
  • le numéro de reçu ;
  • la désignation des biens ou des services vendus ;
  • la date de paiement ;
  • le moyen de paiement employé (espèces, chèque, carte, virement) ;
  • le montant total réglé ;
  • le solde restant à payer (si nécessaire).
 
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