Emails, réseaux sociaux, recherches d'informations sur Internet, achats en ligne, visioconférences... Internet est devenu indispensable dans notre vie personnelle comme dans notre vie professionnelle. De bonnes habitudes dans ces usages d'Internet restent à prendre pour réduire son impact sur l'environnement. Explications.

1 - Privilégiez les ordinateurs portables aux ordinateurs de bureau

Un ordinateur portable consomme 50 à 80% d'énergie en moins qu'un ordinateur de bureau. En effet, les ordinateurs portables sont optimisés pour avoir une faible consommation, ils chauffent moins et leur système de mise en veille est plus efficace.

2 – Achetez du matériel économe et adapté

Il est préférable d'acheter un ordinateur soumis à une norme internationale accordée aux ordinateurs économes en énergie. Assurez-vous ainsi que tout l'équipement informatique que vous achetez est conforme et ne rejette pas un surplus de pollution.

Privilégiez les modèles possédant l'Ecolabel Européen ou certifiés Energy Star.

  Ce label indique que le modèle minimise les impacts à toutes les étapes de son cycle de vie.

  Ce label indique que le modèle présente une bonne performance en matière de rendement énergétique.

Et bien sûr, pensez à recycler le matériel informatique que vous n'utilisez plus. Vous pouvez le donner à des associations qui se chargeront de le remettre en état afin de le proposer aux personnes à revenus modestes, écoles, associations ou pays du tiers monde.

3 – Surfez sur le web intelligemment

C'est là tout l'intérêt d'Internet : se balader de site en site et de page en page. Selon une étude CREDOC, 74% des internautes accèdent à internet tous les jours et y passent en moyenne 18 heures par semaine. Enfin, nous pouvons comptabiliser 30 000 requêtes effectuées par jour sur Google, ce qui est considérable.

Cette habitude s'avère polluante pour l'environnement car les serveurs consomment beaucoup d'électricité et dégagent de la chaleur. Pour réduire cet impact, c'est simple. Il faut commencer par utiliser des mots clés précis lors des recherches, saisir directement l'URL du site lorsqu'on la connaît, marquer les sites que l'on visite souvent en les enregistrant dans ses "favoris".

4 - Ne mettez pas toute votre boîte en copie

Un salarié français reçoit en moyenne 58 emails par jour et en envoie 33. A raison d'une taille moyenne d'1 Mo, l'Ademe a calculé que ces envois d'emails dans le cadre professionnel génèrent chaque année 13,6 tonnes équivalent* CO2 à l'échelle d'une entreprise de 100 personnes, soit approximativement 13 allers-retours Paris-New York, ou encore 136 kg équivalent* CO2 par salarié.

L'impact climatique de l'envoi d'un email augmente considérablement avec le poids des pièces jointes, le nombre de destinataires et leur temps de stockage sur un serveur.

Pour réduire son impact, il faut cibler les destinataires de ses emails et limiter les envois en masse. Quand vous répondez à un email groupé, sélectionnez les destinataires de votre réponse : ne l'envoyez qu'à ceux qui sont concernés. Pensez aussi à optimiser la taille des documents que vous envoyez (fichiers compressés, images et PDF basse résolution, lien hypertexte au lieu d'un document...).

5 - Oubliez Chrome !

Les navigateurs sont des outils indispensables mais très gourmands en énergie. Certains le sont d'ailleurs plus que d'autres… Chrome se retrouve en tête des plus énergivores, devant Internet Explorer et Firefox. En effet, sur Chrome chaque onglet est indépendant. C'est une bonne chose en termes de sécurité, si un onglet plante il ne va pas faire planter les autres, mais cela consomme beaucoup d'énergie.

* Méthode de calcul permettant de comparer les gaz à effet de serre en prenant le CO2 comme référence.