C’est un fait : les données polluent. Les technologies de l’information et de la communication représentent 2% des émissions de CO2 dans le monde, soit autant que le secteur de l’aviation. Que ce soit la chaleur émise par les serveurs, la pollution induite par l’envoi de mails ou la décharge sauvage des composants électroniques, la technologie est loin d’être écologique. Dans un contexte où la responsabilité sociale de l’entreprise est de plus en plus engagée, il est possible d’adopter des comportements écoresponsables qui auront des effets positifs sur l’environnement et sur votre portefeuille.

Green IT : une nécessité pour réduire notre empreinte écologique

Le numérique responsable ou Green IT renvoie à l’ensemble des technologies de l’information et de la communication pour lesquels des efforts ont été entrepris et des résultats sont visibles en termes de réduction des impacts environnementaux, sociétaux et économiques.
Privilégier la vidéoconférence aux rendez-vous nécessitant des déplacements en voiture, lire un document sur écran plutôt que de l’imprimer… le numérique peut être utilisé de façon responsable et il est possible d’adopter des usages pour rendre la technologie plus verte.

Adopter une démarche low tech et recycler ses appareils électroniques

Comme pour d’autres secteurs avant elle, la raréfaction des ressources naturelles pose un problème majeur au secteur technologique. Les matériaux nécessaires aux appareils électroniques (tungstène, lithium, néodyme…) n’existent qu’en quantité limitée. De plus, leur extraction et leur transformation génèrent des coûts énergétiques considérables et qui reposent majoritairement sur des ressources fossiles comme le charbon ou le gaz naturel.
Alors, que faire ? Le low tech ou basse technologie (par opposition au high-tech) est un concept global qui prône l’utilisation de techniques naturelles ou recyclées afin de créer des objets simples, répondants à des usages précis et qui peuvent être réparables en cas de panne. Dans le domaine digital, cela passe par une utilisation raisonnée des nouvelles technologies. Les objets technologiques low techs sont des objets recyclés, réparables, simples et adaptés à nos usages.
Actuellement, la lutte contre l’obsolescence programmée qui réduit la durée de vie des appareils électroniques pour des considérations consuméristes répond à cette logique. L’achat de matériel reconditionné permet également d’augmenter la durée de vie des appareils tout en faisant des économies financières. Il est aussi possible de citer l’initiative de Fairphone, qui propose un smartphone fabriqué avec des pièces interchangeables et facilement réparables même par les moins bricoleurs. Cela permet d’augmenter significativement sa durée de vie tout en étant évolutif à moindre coût – économique et environnemental.

Adopter une attitude écoresponsable en entreprise

Chacun à son niveau est en mesure de contribuer à préserver l’environnement en favorisant une utilisation plus saine des nouvelles technologies. En entreprise, quelques réflexes simples permettent de générer des économies significatives, comme le fait de débrancher les appareils non utilisés plutôt que de les  mettre en veille.
Toujours dans une démarche low tech, pensez à la seconde vie de vos appareils défectueux : il est toujours indiqué de faire réparer un appareil électronique en panne avant d’en acheter un nouveau . Et si vous ne pouvez pas le faire réparer, penser au recyclage pour lutter contre le gaspillage numérique. De nombreuses entreprises sont déjà spécialisées dans le recyclage technologique et proposent de donner une deuxième vie à nos appareils. Cette démarche permet non seulement de réutiliser certains composants, mais aussi de maîtriser la pollution générée par les déchets.

Sensibiliser vos salariés à la pollution numérique

Si Internet était un pays, ce serait le 3e plus gros consommateur d’électricité au monde. En cause notamment, les data centers, ces serveurs ou sont conservés nos données personnelles stockées en ligne. Leur nombre a explosé ces dernières années en raison de l’augmentation croissante du trafic Internet et de la dématérialisation accrue des données des entreprises. Là aussi, il est possible de sensibiliser les salariés pour réduire l’empreinte écologique de l’entreprise.

Vider sa boîte mail pour économiser de l’énergie

Trier sa boîte e-mail est souvent un geste dont l’importance est sous-estimée. Pourtant l’envoi d’un mail avec une pièce jointe dégage la même consommation électrique que celle d’une ampoule allumée pendant une heure. Voici quelques bons usages à adopter pour limiter l’impact écologique des mails  :

  1. Se désabonner des newsletters et des envois automatiques inutiles ;
  2. Supprimer ses mails anciens, car leur stockage dans les data center est gourmande en énergie ;
  3. Réduire le nombre de mails envoyés en évitant le célèbre « répondre à tous », sauf si c’est réellement utile.

D’autres gestes sont également à privilégier : supprimez de votre serveur les dossiers dont vous n’avez plus besoin et préférez les images et les films en basse résolution, nécessitant moins d’espace de stockage.
Enfin, n’imprimez pas inutilement des documents de travails déjà disponibles en fichier numérique et faites particulièrement attention à vos appareils électroniques pour augmenter leur durée de vie. Une pratique IT moins gourmande en énergie promet également des économies financières !

 
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Auteur Valérie Ramarozatovo - création le : 13.01.2020