Bientôt l’Assomption ! S’agit-il d’un jour travaillé ou d’un jour chômé ? Faisons le point sur les règles applicables pour gérer cette journée dans l’entreprise.

Le 15 août, jour de l’Assomption, est un jour férié dit « ordinaire ». Par conséquent, vous pouvez demander à vos salariés de venir travailler ce jour-là… À moins que votre accord d’entreprise ou, à défaut, la convention collective applicable à votre entreprise s’y oppose.

Précision : en cas de divergence, l’accord d’entreprise prime sur la convention collective. Et ce, même s’il est moins favorable pour les salariés.

Mais attention ! N’oubliez pas qu’en principe, les jours fériés ordinaires sont obligatoirement chômés par les jeunes de moins de 18 ans et les salariés des entreprises du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. Par ailleurs, sachez que votre convention collective peut accorder une majoration de rémunération aux salariés qui travaillent un jour férié ordinaire.

Pas de perte de rémunération en cas de jour chômé

Mais vos salariés peuvent également bénéficier d’un jour de repos à l’occasion du 15 août ! Dans ce cas-là, pour les salariés ayant au moins 3 mois d’ancienneté dans votre entreprise, le chômage de l’Assomption ne doit pas entraîner de perte de rémunération.

Rappel : ce maintien de salaire doit également bénéficier aux travailleurs saisonniers qui, en raison de plusieurs contrats de travail, successifs ou non, cumulent une ancienneté d’au moins 3 mois dans votre entreprise.

Enfin, si le 15 août constitue un jour chômé dans votre entreprise et que certains de vos salariés sont en vacances à cette date, ces derniers ne doivent pas se voir décompter un jour de congés payés. Leur congé doit, en effet, être prolongé d’une journée ou une journée de congé supplémentaire doit leur être accordée à un autre moment de l’année.