Comme tous les ans, le lundi de Pâques annonce le début d’une longue série de jours fériés. Pour vos salariés, s’agira-t-il d’un jour travaillé ou pourront-ils bénéficier d’un jour de repos ?
Cette année, le lundi de Pâques tombe le 2 avril. Comme de coutume, il s’agit du premier d’une longue série de jours fériés. Mais quelles sont les règles applicables à ce jour particulier ? Faisons le point !

Un jour férié dit « ordinaire »
Le lundi de Pâques étant un jour férié dit « ordinaire », vous pouvez, en tant qu’employeur, demander à vos salariés de venir travailler ce jour-là. Attention, néanmoins, de vous assurer que votre accord d’entreprise ou, à défaut, la convention collective applicable à votre entreprise ne s’y oppose pas.
Précision : aucune majoration de salaire n’est due aux salariés venant travailler un jour férié – sauf si votre convention collective le prévoit.
Mais le lundi de Pâques peut également constituer une journée de repos pour vos salariés. Dans ce cas-là, ces derniers ne doivent pas subir de perte de rémunération, sous condition d’avoir au moins trois mois d’ancienneté dans l’entreprise. À savoir que ce maintien de rémunération est également prévu pour les travailleurs saisonniers qui, en raison de plusieurs contrats de travail (qu’ils soient successifs ou non), cumulent une ancienneté d’au moins trois mois dans l’entreprise.
Enfin, n’oubliez pas que les heures perdues suite au repos du lundi de Pâques ne peuvent être récupérées.