Bio, local, durable… Quels sont les nouveaux modes de consommation des Français ?

En France, nous sommes de plus en plus nombreux à privilégier les nouveaux modes de consommation. Des comportements à ne pas sous-estimer pour les professionnels de l’alimentation et de la distribution.
Les consommateurs deviennent responsables (agriculture raisonnée, produits locaux…) et les tendances de consommation vont vers du mieux consommer et se font écho de ces prises de conscience.

Une tendance à la déconsommation en France

Selon l’institut IRI, les ventes de produits alimentaires et de grande consommation ont baissé de 1,4 % en volume en 2019. Ces chiffres inédits témoignent d’un changement de fond dans les manières de consommer des Français. La tendance à la déconsommation nous montre qu’une prise de conscience écologique commence petit à petit à s’opérer à grande échelle.
En cause principalement : le gaspillage et la surconsommation, des sujets qui touchent de plus en plus les Français. Les ventes de produits de grande distribution ont ainsi baissé de 2 % en 4 ans, alors même que la population française a augmenté de 0,6 % sur cette période.

Une consommation plus engagée

S’ils consomment moins de produits de grande distribution, les consommateurs favorisent de plus en plus les produits bio et locaux. D’après un sondage OpinionWay pour Les Échos et BNP Paribas, 53 % des Français sont également prêts à payer plus cher pour un produit issu d’une entreprise engagée.
Les consommateurs les plus jeunes sont les premiers à privilégier les retombées éthiques et responsables de leurs décisions. L’essor de la vente en vrac, en croissance de 41% en 2019, et de la fréquentation des marchés que l’on peut actuellement observer répond à cette logique.
À nuancer toutefois : 64 % des répondants se déclarent dubitatifs quand l’impact réel de l’engagement que peuvent avoir les marques et ne sont pas ignorant des techniques de marketing et de greenwashing.

Acheter moins, mais acheter mieux

Si ces tendances de fond peuvent remettre en question certains modèles de consommations, les professionnels peuvent se rassurer : ce n’est pas pour autant que les supérettes, supermarchés et autres magasins d’alimentation se portent mal. Les consommateurs achètent moins mais ils achètent en revanche des produits de plus grande valeur, les produits bio étant en général 20 à 30 % plus chers que leurs homologues qui ne les sont pas.

Les professionnels de la distribution ont donc à faire face à un double dynamique : celle de la baisse des volumes d’achat et celle de la hausse de la valeur des achats. Des tendances qui ne semblent pour l’instant pas prêtes de s’arrêter et qui poussent les enseignes à revoir leur offre pour s’adapter aux tendances du marché et continuer à faire grandir leur chiffre d’affaires.