L’usage du numérique est responsable de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre selon l’Ademe. Voici plusieurs réflexes à adopter pour diminuer l’impact de son empreinte carbone numérique en entreprise.

Acheter du matériel adapté à ses besoins

À quoi bon investir dans un smartphone coûteux dont on n'utilisera qu’une partie des fonctionnalités ? Pourquoi jeter son dévolu sur un ordinateur de bureau quand une tablette peut faire l’affaire, sachant que le premier consomme en moyenne 15 à 20 fois plus d’énergie que la seconde ? Rien qu’en se montrant sélectif dans l’achat de ses équipements numériques, il y a moyen d’économiser une bonne quantité de CO2 et ainsi limiter l’impact de notre empreinte carbone numérique.

Garder ses équipements numériques plus longtemps

La fabrication des outils numériques coûte cher à la planète. Pour produire les pièces et composants d’un ordinateur de 2 kg, il faut traiter 800 kg de minerais et matières premières, selon l’Ademe.
Dans ces conditions, mieux vaut éviter de remplacer ses appareils numériques sur un coup de tête. Ce choix est loin d’être anodin : en gardant une tablette ou un ordinateur 4 ans au lieu d’en changer au bout de 2 ans, on améliore de 50 % son bilan environnemental.

Enfin, le jour où l’on remplace son matériel, si l’ancien peut encore servir, il est bien vu de le valoriser via la revente d’occasion, le troc, le don, sinon le recyclage et réduire ainsi la pollution numérique.

 

 

Réduire les consommations d’énergie inutiles

Les technologies numériques sont le premier poste de consommation électrique au bureau et le second à la maison, selon l’Ademe. Fort heureusement, il y a moyen de réduire cette empreinte carbone numérique sans trop d’efforts. Pour cela, il suffit de paramétrer ses appareils (ordinateur, télévision…) en mode « économie d’énergie » pour déclencher leur mise en veille automatique lorsqu’on se consacre à d’autres tâches, et de les éteindre une fois que l’on n’en a plus besoin pour éviter de gaspiller de l’énergie inutilement. Simple mais efficace !

Optimisez l’échange et le stockage de ses données

Requêtes web, envois d’e-mail, téléchargements de fichiers… Ces transferts de données, avec des serveurs situés parfois à l’autre bout du monde, consomment beaucoup d’énergie. En moyenne, une donnée numérique parcourt 15 000 km avant d’arriver à bon port selon l’Ademe.

Pour réduire l’empreinte carbone numérique de ces échanges, mieux vaut utiliser la messagerie et les moteurs de recherche à bon escient. Par exemple, en compressant ses pièces jointes volumineuses, en se désinscrivant des newsletters et listes de diffusion inutiles, en organisant son dossier « favoris » pour éviter le recours systématique aux moteurs de recherche. Autant de bons réflexes pour réduire son empreinte carbone numérique et diminuer l’impact des émissions à effet de serre.