Le monde de la cybersécurité est rempli de menaces bien réelles, mais saviez-vous que certaines d'entre elles sont de la pure fiction ? Le fake hacking - ou faux piratage - est une tactique de cybercriminalité qui joue sur la peur et le manque de connaissances techniques pour manipuler les victimes. L'objectif n'est pas de pirater réellement un système, mais de vous faire croire qu'il l'est, pour vous inciter à agir de manière impulsive. Quels risques pour votre entreprise ? Quelles techniques sont employées ? Tout ce qu'il faut savoir sur le fake hacking.

Fake hacking : de quoi parle-t-on ?

 

Le fake hacking - ou " faux piratage " - est une technique de manipulation psychologique visant à faire croire à une victime que son système informatique a été compromis, sans qu'aucune intrusion réelle n'ait eu lieu. 

Contrairement à une cyberattaque classique, il ne s'agit pas d'une défaillance technique, mais d'une tentative d'escroquerie qui exploite la naïveté et l'urgence pour pousser la victime à payer une fausse rançon ou à divulguer des informations sensibles. Un " fake hacker " ne cherche pas à s'introduire dans votre système, mais à vous convaincre qu'il l'a fait. Autrement dit, cette forme de fraude joue sur l'émotion et la crédulité, en particulier lorsqu'elle cible des organisations peu préparées à la détection d'un faux message de piratage.

Quels sont les risques pour une entreprise ?

 

Bien qu'il ne s'agisse pas d'un vrai piratage, le fake hacking n'est pas anodin pour une entreprise. Il peut en effet avoir diverses conséquences :

  • Pertes financières : un faux message de piratage a souvent pour but de vous extorquer de l'argent. Un employé qui pense avoir été piraté peut être tenté de payer une fausse rançon ou d'acheter un logiciel de sécurité inutile pour résoudre un problème qui n'existe pas.
  • Panique interne et décision hâtive : en jouant sur la peur et l'urgence, les fake hacker peuvent provoquer la panique au sein des équipes. Un collaborateur stressé ou effrayé peut prendre une décision hâtive, comme cliquer sur un faux lien de piratage, téléphoner à un numéro surtaxé ou donner un accès non autorisé au système de l'entreprise.
  • Divulgation d'informations sensibles : dès que la confiance est installée ou la peur créée, l'objectif du fake hacker est de vous amener à divulguer volontairement des informations sensibles de votre entreprise, de vos clients ou de vos partenaires, sans même vous en rendre compte.

Comment fonctionne le fake hacking ?

 

Les cybercriminels utilisent des techniques d'ingénierie sociale pour manipuler la perception de la cible, en lui faisant croire qu'elle est en danger. La peur est utilisée comme levier principal : le fake hacker cherche à créer l'urgence pour empêcher la victime de vérifier la véracité de l'attaque (" vous avez 24h pour payer sinon nous divulguons vos données ").

Les méthodes utilisées pour mettre en œuvre un faux message de piratage sont diverses, à commencer par les sites web spécialement conçus pour simuler une interface de piratage. En cliquant sur un faux lien, vous arrivez sur une page web qui imite un écran de pirate informatique, avec des codes qui défilent et un compte à rebours vous demandant de payer rapidement pour éviter la destruction de vos données. 

On peut aussi citer les e-mails de phishing : ils prétendent qu'un rançongiciel a infiltré votre système et vous demandent de suivre un lien pour payer une rançon, sans qu'il y ait eu d'intrusion réelle. Enfin, les fausses alertes de sites web ou pop-ups font aussi partie des méthodes de fake hacking les plus courantes. Il s'agit d'alertes qui affirment que votre ordinateur a été infecté par un virus ou un rançongiciel et qui vous proposent des solutions payantes - souvent appelées " scareware " -  pour une assistance technique. 

Comment identifier du fake hacking ?

 

Il est important de savoir distinguer une cyberattaque réelle d'une tentative de fake hacking. Voici les signes qui doivent vous alerter :

  • Une demande d'argent : la première alerte est la demande directe et urgente d'argent ou d'informations bancaires. L'objectif du fake hacker est avant tout financier.
  • Aucune altération du système : la plupart du temps, votre système continue de fonctionner normalement. Si votre ordinateur n'est pas ralenti, si vos fichiers sont toujours accessibles et si vous pouvez naviguer sur Internet sans problème, il y a de fortes chances que ce soit un faux piratage.
  • Une communication peu professionnelle : les messages de faux piratage contiennent souvent des fautes d'orthographe, une syntaxe étrange ou des menaces génériques faites par l'IA.  Ils créent un sentiment de peur pour vous pousser à agir avant de réfléchir.
  • Une demande d'informations : le fake hacker essaie de vous faire divulguer vos identifiants ou autres informations sensibles. Ne cliquez sur aucun lien et ne transmettez aucune information personnelle.

Comment se protéger du fake hacking ?

La meilleure défense contre le fake hacking n'est pas seulement technique, elle est aussi humaine. Voici les réflexes à adopter pour vous en protéger :

  • Former les employés : la sensibilisation et la formation de vos équipes sont indispensables. Apprenez-leur à reconnaître les tentatives de fake hacking (pop-ups alarmants, e-mails de phishing, etc.), à rester calmes, à ne jamais agir impulsivement et à signaler ces menaces en interne auprès des bons interlocuteurs.
  • Utiliser des logiciels de sécurité à jour : pour une protection efficace, assurez-vous que vos systèmes d'exploitation, vos pare-feux et vos logiciels antivirus sont toujours à jour.
  • Vérifier avant d'agir impulsivement : en cas de suspicion d'attaque, la première chose à faire est de vérifier la légitimité de l'alerte. Ne cliquez sur rien, ne payez rien et contactez immédiatement votre service informatique ou un expert en cybersécurité pour un diagnostic.
  • S'entourer d'experts : la meilleure solution reste de vous entourer d'experts qui pourront vous aider à diagnostiquer et à résoudre la situation. Ils ont les outils pour vérifier la légitimité d'une attaque apparente et de déterminer rapidement si elle est réelle ou fausse.
  • Fixer des procédures claires : mettez en place un protocole de réponse aux alertes suspectes pour éviter toute panique ou divulgation d'informations sensibles.
 
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