Le patron de LR avait déjà annoncé son intention de réviser la Constitution, en cas de victoire dans la course à l'Elysée au printemps, pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum, notamment aux politiques migratoire et pénale.

"Je prends cet engagement que ce seront les Français qui enfin définiront la politique migratoire", a-t-il précisé mardi sur CNews et Europe 1.

"Avec des idées très très fortes que les juges n'accepteraient pas si on ne passe pas par le référendum et par le peuple, par exemple de renoncer au droit du sol", a-t-il ajouté. 

Bruno Retailleau avait déjà plaidé la suppression du droit du sol au début de l'été, sans plus de précisions.

"On a fait l'abrogation du droit du sol à Mayotte, et pourquoi ce qui est bon à Mayotte ne le serait pas sur le sol national, hexagonal ?", a-t-il demandé. "On ne peut pas devenir français par hasard, en catimini, de façon automatique."

Il a expliqué vouloir soumettre aux Français, après révision constitutionnelle, "deux textes de loi" par référendum : "une loi pour réduire l'immigration", qui selon lui, "n'est pas une chance pour la France" mais est "devenue une charge", et une loi "sur une politique pénale de grande fermeté".