"Georges Perec, modes d'emploi", qui se tient jusqu'au 14 février 2027 à la BnF François Mitterrand, se veut "une exposition ludique et interactive", à l'image de cet écrivain qui a affirmé: "écrire est un jeu qui se joue à deux entre l’auteur et le lecteur".
Elle se décompose en six espaces pensés comme les voyelles de l'alphabet, dont la salle "e", entièrement blanche et sans oeuvre en hommage à "La disparition", son roman écrit sans utiliser cette lettre.
Ailleurs, des manuscrits, photos, dessins et objets "interrogent le +mythe Perec+, tout en dévoilant l’homme derrière l’œuvre", selon les conservateurs de l'exposition.
Né il y a 90 ans, en 1936, Georges Perec est mort à 45 ans en 1982 d'un cancer du poumon, après avoir écrit notamment "Les Choses", son premier succès en 1965, et "La Vie mode d'emploi", prix Médicis en 1978, qui témoigne de son désir d'"écrire tout sur tout".
Il est également l'auteur de poèmes ("Alphabets"), nourri de son expérience au sein du groupe de recherche littéraire l'Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle).
"L'écriture est le souvenir" de ses parents et "l'affirmation de ma vie", a déclaré Georges Perec, qui a été orphelin à quatre ans de son père, tué au début de la 2e Guerre mondiale, et à sept ans de sa mère, décédée en camp de concentration à Auschwitz.
Les derniers mois de sa vie sont racontés par l'écrivain Raphaël Meltz dans "Cinq silences", récemment publié par Bayard.