La consommation quotidienne de ces cigarettes augmente plus chez les lycéens scolarisés dans des lycées professionnels que chez ceux des lycées d'enseignement général et technologique (LEGT), respectivement 11,1% contre 5,3% en 2024, note cette étude.
Si les lycéens consomment de moins en moins de tabac depuis une quinzaine d'années, ils sont de plus en plus nombreux à expérimenter la cigarette électronique, "signe d'un marketing qui cible les jeunes", souligne l'OFDT.
Ils sont ainsi 46% à avoir essayé ces cigarettes en 2024, contre 35,1% en 2014, un phénomène qui touche davantage les filles. Elles étaient 48,7% à les avoir expérimentées en 2024, contre 43,2% de garçons.
L'étude relève "une nette différence" entre lycées professionnels et LEGT; ils étaient 34,2% en 2014 contre 41,5% dans les LEGT à avoir expérimenté la cigarette électronique.
Une augmentation plus importante dans les lycées professionnnels; la part de lycéens qui ont essayé ces cigarettes est passée de 36,8% à 58,7% sur la même période, ajoute l'étude.
Les "puffs", ces cigarettes électroniques jetables interdites à la vente en février 2025, ont constitué "une part importante de l'expérimentation de la cigarette électronique", souligne l'OFDT, précisant que 85,5% des lycéens expérimentateurs avaient essayé ces "puffs".
La cigarette électronique est de plus en plus utilisée seule, sans consommation de tabac à côté; 0,8% des lycéens fumaient seulement des cigarettes électroniques en 2018 contre 4% en 2024, observe également l'OFDT.
En 2018, 15,5% des lycéens fumaient quotidiennement du tabac seul, contre 2,9% en 2024.