"Le formulaire d'aide sera ouvert le 27 mai. Mais dès aujourd'hui, dès ce mercredi, vous pouvez vous rendre sur le site des impôts. Il y aura un simulateur qui est en ligne pour voir si vous êtes éligible, parce que ça dépend de votre niveau de revenus", a expliqué David Amiel sur France 2.
"Il suffit de s'y rendre, d'indiquer votre niveau de revenus", a-t-il poursuivi.
Ce dispositif avait été annoncé le 22 avril par le Premier ministre et confirmé officiellement par un décret au Journal officiel. Le ministère de l'Economie avait précisé qu'un formulaire serait disponible sur l'espace personnel du site impots.gouv.fr pour une durée de deux mois afin de pouvoir en profiter.
Pour cela, il faudra renseigner son état civil, son numéro fiscal, le numéro d'immatriculation du véhicule utilisé et le numéro de carte grise. Le demandeur devra également certifier qu'il remplit les conditions d'utilisation du véhicule en distances parcourues.
Cette indemnité est destinée aux travailleurs dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur ou égal à 16.880 euros, et qui effectuent "plus de 15 kilomètres par trajet et par jour entre leur domicile et leur lieu de travail ou plus de 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle" (cette condition incluant les trajets domicile-travail), selon le décret.
Concernant par ailleurs les nouvelles mesures d'aide à l'activité économique promises la semaine dernière par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, "le dialogue se poursuit avec les filières professionnelles", a indiqué David Amiel.
"On s'adapte en fonction de l'évolution de la situation" et "on aura de nouvelles aides, avec toujours ce même principe des aides ciblées, des aides temporaires et des aides financées", a-t-il ajouté.
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a indiqué lundi que Sébastien Lecornu devrait présenter ces nouvelles mesures "d'ici à une semaine".
Le gouvernement doit également donner prochainement le détail des 6 milliards d'euros d'économies annoncées en avril pour faire face à la crise.
Les organisations patronales ont fait part ces derniers jours de leur crainte d'un coup de rabot sur des allègements de charges sociales dont bénéficient les entreprises. Dans une déclaration commune la semaine dernière, elles ont affirmé que "toucher aux exonérations de charges ou alourdir la fiscalité serait une erreur".
Interrogé sur ce sujet, David Amiel a répondu : "il n’y aura pas de baisse de l'enveloppe budgétaire des allègements de charges tels qu'ils avaient été adoptés dans le cadre du budget".
Mais "certains nous demandent d'augmenter, là, tout de suite, maintenant, en cours d'année, l'enveloppe des allègements de charges", a-t-il ajouté. "La question c'est de savoir si c'est la bonne manière de faire, ou s'il vaut mieux avoir des moyens concentrés vers les entreprises et les secteurs qui ont le plus besoin".