"La solution élaborée leur offre la possibilité de vivre au monastère et de mener leur vie spirituelle jusqu'à nouvel ordre", a déclaré dans un communiqué leur supérieur, le prévôt Markus Grasl.
les soeurs Rita (82 ans), Regina (86 ans) et Bernadette (88 ans), qui clament qu'on les avait forcées à partir fin 2023, bénéficieront de soins médicaux, d'une aide à domicile et de l'accompagnement spirituel d'un prêtre.
Le château de Goldenstein à Elsbethen - près de Salzbourg (centre) -, qui abrite le couvent, va être partiellement réhabilité et les dons qu'elles ont reçus de toute part seront reversés à une association.
Cependant, cette proposition de leur hiérarchie, qui avait dénoncé une violation des voeux d'obéissance, s'accompagne de conditions non négociables.
Une place leur sera réservée dans une maison de retraite proche, qu'elles devront rejoindre sans rechigner si leur état de santé se dégrade trop "et ne peut être pris en charge" correctement au couvent.
Elles devront aussi mettre fin à leur activité sur les réseaux sociaux, où les vidéos publiées fréquemment par leurs soutiens sont regardées par des dizaines de milliers de personnes.
"C'est une proposition unilatérale" qui "n'a pas été discutée avec les soeurs" ou "ceux qui les aident", ont indiqué leurs soutiens dans un communiqué publié vendredi soir, la décrivant comme une nouvelle tentative de la hiérarchie ecclésiastique "d'embobiner" les nonnes.
"Les trois soeurs ont unanimement décidé, pour des raisons légales, de ne pas signer cet accord", a indiqué la porte-parole des religieuses, Christina Wirtenberger, citée par l'agence de presse autrichienne APA.
Leur notoriété n'a pas fait qu'une bonne publicité à l'Eglise autrichienne.
La région a, par exemple, réclamé au prévôt, selon le groupe audiovisuel ORF, le remboursement de l'aide sociale qu'il aurait reçu au profit des trois religieuses, soit 64.000 euros.
"Dieu nous invite à être miséricordieux", écrit M. Grasl à la fin de son communiqué. "Au regard de certaines actions des soeurs et des rumeurs médiatiques diffusées à mon sujet, cette maxime de vie chrétienne me guide."