"Avec lui disparaît l'un des derniers grands écrivains européens de la génération d'après-guerre, un témoin privilégié de l'histoire du vingtième siècle, un infatigable globe-trotter", écrit dans un communiqué Actes Sud.

Né en 1933 à La Haye, dans une famille d'industriels catholiques du sud des Pays-Bas, Cees Nooteboom quitte le giron familial à 17 ans. A 22 ans, il publie son premier roman, "Philippe et les autres" (1955), le récit romancé d'un jeune homme en quête de son identité, inspiré de son voyage en auto-stop à travers l'Europe.

Tous ses romans, poèmes et récits sont essentiellement inspirés par le voyage. "Lorsqu'on voyage autant que je l'ai fait, on a une bonne chance de se trouver au bon moment, au bon endroit", avait raconté l'écrivain, qui se trouvait, en tant que journaliste, à Budapest lors de l'insurrection de 1956, à Paris en mai 1968 et à Berlin lors la chute du Mur en 1989.

Parlant couramment allemand, français, anglais et espagnol, l'écrivain, qui avait notamment reçu la Légion d'honneur en France, a aussi traduit en néerlandais de nombreux auteurs, dont Vladimir Nabokov et Tennessee Williams.