<p><strong>Pour inciter les entreprises à investir dans des véhicules dits « propres », le suramortissement en faveur des utilitaires respectueux de l’environnement pourrait bientôt être prorogé et élargi.</strong></p><p>Une fiscalité optimisée pour encourager l’investissement dans des véhicules dits « propres ». Actuellement, en plus de l’amortissement classique, les entreprises relevant d’un régime réel peuvent déduire de leur résultat imposable une somme égale à 40 % de la valeur d’origine des véhicules, affectés à leur activité et acquis (ou pris en location avec option d’achat ou en crédit-bail) jusqu’au 31 décembre 2019, dont le poids total autorisé en charge (PTAC) est supérieur ou égal à 3,5 tonnes et qui utilisent comme énergie le gaz naturel, le biométhane carburant ou le carburant ED95.</p><p>Bonne nouvelle pour les entreprises souhaitant investir dans des utilitaires respectueux de l’environnement : cette déduction exceptionnelle pourrait bientôt être prorogée et élargie !</p><h2>Les véhicules utilitaires légers également concernés</h2><p>Récemment adopté par l’Assemblée nationale, un<a href="http://www2.assemblee-nationale.fr/static/budget/plf2019/1255-9.pdf" target="_blank"> amendement au projet de loi de finances pour 2019</a> prévoit, en effet, de proroger ce suramortissement jusqu’au 31 décembre 2021.</p><p>Par ailleurs, le dispositif serait élargi aux véhicules neufs dont le poids total autorisé en charge est égal ou supérieur à 2,6 tonnes et inférieur à 3,5 tonnes, acquis à compter du 1er janvier 2019.</p><p><em><strong>Précision </strong>: le taux de la déduction pour ces véhicules utilitaires légers serait de 20 %.</em></p><p>De plus, pour les véhicules dont le poids total autorisé en charge est inférieur ou égal à 16 tonnes acquis neufs à compter du 1er janvier 2019, le taux serait porté à 60 %.</p><h2>Cap sur l’énergie électrique et l’hydrogène</h2><p>Enfin, pour les véhicules acquis neufs ou pris en location avec option d’achat ou en crédit-bail à partir du 1er janvier 2019, la liste des énergies devant être utilisées serait complétée. Les véhicules fonctionnant exclusivement, ou en complément aux carburants déjà admis, à l’énergie électrique ou à l’hydrogène seraient ainsi également concernés par le dispositif du suramortissement.</p>