Si terme metavers est sur toutes les lèvres depuis les annonces de Meta (ex-Facebook) sur le sujet, force est de constater que ce concept reste encore bien nébuleux pour nombre d’entre nous. Selon une enquête de l’Ifop publiée en janvier 2021, seuls 35% des Français déclarent en effet voir de quoi il s’agit, et seulement 14% « précisément ». Pour les autres, c’est le flou le plus total.

D’où cette tentative d’explication : le metavers, c’est est un univers virtuel dans lequel tout est possible. Un monde fictif, connecté et totalement immersif, dans lequel les utilisateurs évoluent en 3D sous la forme d’un avatar. Pour y faire quoi ? Se rencontrer, jouer, échanger... et consommer.

Metavers : certaines entreprises ont déjà sauté le pas

Qui dit avatars, dit vêtements virtuels. Et ça, de nombreuses entreprises l’ont bien compris. A commencer part Nike qui vient de racheter RTFKT, une start-up qui s'est fait une spécialité d'habiller les avatars. Dans la même veine, Balenciaga a récemment signé une collaboration pour afficher ses collections dans le célèbre jeu vidéo Fortnite.

Dernier exemple, celui de Dolce & Gabbana qui a récemment lancé sa toute première collection en NFT (des jetons numériques qui permettent de certifier l’authenticité d’un objet qui circule sur le web – un tweet, une animation de chat qui danse, une musique de jeux vidéo, etc. – grâce à un code). Et, par extension, la normalisation des vêtements virtuels, avec lesquels il sera donc possible de vêtir son avatar.

Un simple gadget ? Pas si sûr : aux États-Unis, certains afficionados de jeux vidéo dépensent plus pour habiller leur avatar virtuel que pour eux-mêmes...

Et on ne parle là que de vêtements virtuels. Selon Meta, le metavers permettra de vendre à peu près tout ce qu’il est possible de vendre. Et pourrait donc générer « des centaines de millions de dollars » pour l'e-commerce dans les dix ans à venir.

Et vous, comment exploiter le métavers dans votre stratégie ?

On vient de le voir, les possibilités offertes par le metavers sont immenses. A commencer par vendre des produits virtuels, éventuellement sous la forme de NFT. Ou encore ouvrir un bureau de réclamation pour améliorer l’expérience de vos clients. Une sorte de service après-vente virtuel qui pourra soit être géré par vous ou vos salariés, soit par une IA (intelligence artificielle).

Autre possibilité envisageable : lancer des campagnes de recrutement. De la publication de l’offre d’emploi jusqu’aux entretiens d’embauche, tout pourrait se dérouler dans le métavers.

D’où l’intérêt de vous pencher sur le sujet dès à présent en lisant l’article que lui a consacré Hello Futur, le site de la recherche et de l'innovation d'Orange.