Dans son discours de politique générale prononcé le 12 juin dernier devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre, Edouard Philippe, a fait part de deux mesures fiscales en faveur des Français, à savoir une baisse de l'impôt sur le revenu et la suppression de la taxe d'habitation.

Baisse de l'impôt sur le revenu

Le barème de l'impôt sur le revenu se compose de cinq tranches, dont chacune est soumise à un taux différent, qui s'élèvent progressivement en fonction du niveau de revenus. Le barème applicable aux revenus de 2018 est le suivant :

Barème de l'impôt sur les revenus 2018 pour une part
Tranches en eurosImpôt 2019 (sur revenus 2018)
Jusqu'à 9 964 €0
De 9 965 à 27 519 €14 %
De 27 520 à 73 779 €30 %
De 73 780 à 156 244 €41 %
Plus de 156 244 €45 %

Le Premier ministre a indiqué que le taux d'imposition de 14 % serait abaissé de 3 points, et tomberait donc à 11 %, ce qui représenterait pour les ménages relevant de cette tranche, un gain moyen par foyer de 350 €.

Suppression de la taxe d'habitation

Un dégrèvement de 65 % s'applique, en 2019, sur la taxe d'habitation relative à la résidence principale des contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) de 2018 n'excède pas 27 432 € pour la première part de quotient familial, majorés de 8 128 € pour chacune des deux demi-parts suivantes, puis de 6 096 € pour chaque demi-part supplémentaire.

À partir de 2020, le taux du dégrèvement sera porté à 100 %, exonérant totalement ces contribuables de la taxe d'habitation. Environ 80 % des Français sont concernés par cette suppression. Mais qu'advient-il des 20 % restant ? Pour eux, le Premier ministre a annoncé une suppression dégressive à partir de 2021, qui se déploierait sur 3 ans, pour conduire à une exonération totale en 2023.